La co-existence animal-humain dure depuis des milliers d'années. A l'origine de leur relation avec l'homme, les chats et les chiens remplissaient un rôle utilitaire: les chats attrapaient les souris, et les chiens gardaient les troupeaux et les propriétés ou encore aidaient à la chasse. De nos jours ils sont devenus des compagnons qui comblent souvent un vide affectif et permet de garder un contact avec la nature. L’enfant est curieux de ce qui l’entoure et en général les animaux l’attirent spontanément.
Les bienfaits de la relation avec l’animal
Un animal de compagnie est un merveilleux compagnon pour l’enfant et sa présence est bénéfique à plusieurs points de vue. C’est un lien qui aide l’enfant à se décentrer de lui-même car pour entrer adéquatement en relation avec l’animal,il doit tenir compte de ses réactions, s’en occuper. Si l’enfant est assez âgé il peut développer son sens des responsabilités en prenant en charge les soins de l’animal. Le jeu est un outil de communication commun à l'enfant et à l'animal et celui-ci devient souvent le confident à qui l’enfant raconte sa vie ou exprime ses peines et ses peurs. Mais attention ! Il faut faire comprendre à l’enfant que l’animal n’est pas jouet mais un être vivant: il a sa propre manière de raisonner, une sensibilité, il peut se défendre si on lui fait mal. Il faut le respecter.
La zoothérapie constitue un nouveau champ thérapeutique ou l’animal aide l’humain à « gai-rire ». Des études ont montré que le fait de caresser un animal de compagnie réduisait de manière significative la pression artérielle et réduit le stress. La présence quotidienne d’un animal, sous la supervision d’un adulte, est également conseillée pour les enfants en difficulté, souffrant de troubles de la communication ou d'angoisses.
L’un des premiers jouets que l’on donne à l’enfant ne constitue –t-il pas généralement une peluche représentant un animal, le plus souvent le célèbre « Teddy bear » ?
Prendre contact avec les animaux
Les normes en milieu de garde interdisent, principalement pour des raisons d’allergies possibles, d’avoir des animaux à l’intérieur des installations ou des milieux familiaux. Pas de plumes, pas de poils, pas d’écailles. Voici tout de même des moyens de garder un contact avec l’univers animalier.
- Le premier contact avec les animaux, en milieu de garde comme à la maison, commence bien souvent avec le livre. Les plus intéressants seront naturellement ceux qui auront le plus d’images ou de dessins. On pointe du doigt le chat, le chien, la vache, la poule et on l’associe au son de l’animal. Le tout-petit adore ce jeu et a tôt fait d’identifier une bonne douzaine d’animaux et leurs cris. Pour l’enfant plus âgé dont on sait qu’il a un animal domestique, certains livres initient l’enfant à la manière de le prendre, aux soins à y apporter, à ses besoins ;
- L’animal est aussi présent dans les comptines et les chansons enfantines. « Une poule grise qui pond dans l’église… », « Il pleut il mouille, c’est la fête à la grenouille… », « Dans une étable y’a des vaches, vaches, vaches… », etc. Tout un répertoire existe autour de l’animal ;
- Quand Pâques arrive, de nombreux centres d’achats présentent une fermette avec des canetons, moutons, biquettes, lapins, etc. L’enfant, émerveillé ou étonné, ne se lasse pas de regarder et de toucher ces « peluches vivantes », mais il ne réalise pas encore que ces bêtes sont bien vivantes et il est parfois surpris, ou même apeuré, quand l’animal bouge ou a un mouvement inattendu. Faites-les verbaliser lors de petites causeries sur cette expérience, l’animal qu’il a le plus aimé, la texture des différentes fourrures, son animal favori, etc. Les foires agricoles permettent aussi l’observation d’une variété d’animaux ;
- Une manière toute simple d’observer des animaux, autant à la ville qu’à la campagne, consiste à installer une mangeoire d’oiseau près d’une fenêtre. Cela attirera non seulement une variété d’oiseaux mais des écureuils et tamias. Installez tout près une affiche permettant d’identifier les différentes espèces, l’enfant s’amusera à les reconnaître ;
- N’oublions pas les insectes qui, bien que petits, n’en fascinent pas moins l’enfant !Souvent les tout-petits en trouvent dans la cour de récréation : une chenille, une coccinelle, une mouche sont autant de centres d’attraction. Pourquoi ne pas organiser une sortie pour en observer ? L’Insectarium de Montréal est un incontournable mais aussi les salons « Papillons en fête » qui permettent d’observer des centaines de papillons. Il faut voir le regard émerveillé des enfants qui n’osent plus bouger quand l’un d’eux se pose sur eux !
- Parmi les autres sorties fort populaires plusieurs jardins zoologiques permettent d’observer des animaux exotiques comme le singe, l’éléphant, la girafe, le lion, etc. ou des animaux de la faune québécoise comme le chevreuil. Le Biodome de Montréal est un musée où sont recréé 5 écosystèmes. L’aquarium présente non seulement des poissons mais aussi des animaux marins comme le phoque. Les parcs nationaux ou les forêts permettent l’observation de la faune québécoise comme les chevreuils, tandis que l’exploration des bords des étangs permet d’apercevoir des grenouilles, des oiseaux aquatiques.
- L’excellente émission de télévision « Zoboomafoo » présente aux enfants différents animaux et explique leurs mœurs et leur habitat.
- L’organisme Éducazoo offre un concept original : des animateurs apportent des animaux à votre organisme, considérés comme non-allergènes, par exemple des lézards, serpents, furets dressés, salamandre, millles-pattes, etc. Ils sensibilisent les enfants à ces animaux par un jeu et de l’information, les présentent, les démystifient, leurs expliquent comment les manipuler, les font toucher. Il y a plus de 50 espèces disponibles. Consultez leur site à www.educazoo.com
- Zoothérapie Québec est un organisme qui a pour mission de promouvoir, développer et offrir des programmes d'intervention et de prévention où l'animal de compagnie est utilisé comme agent de stimulation, de motivation et de renforcement auprès de gens de tout âge et de toute condition. Ils offrent, entre autres le programme éducatif de prévention des morsures « Fudge à l'école » destiné aux jeunes de niveau primaire et préscolaire. Consultez leur site à www.zootherapiequebec.ca/index.html
En conclusion les contacts avec les animaux sont une source d’émerveillement et d’enrichissement incroyable. Même si les normes en services de garde ne permettent pas d’en avoir, il y a une foule de moyens de permettre à l’enfant de connaître les animaux.
