Articles de Joe-Ann Benoit
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Le prénom, tout un programme !
Lorsque l'on vous demande de vous présenter lors d'une réunion ou d'une rencontre, la première chose que vous déclinez, et révélez par le fait même de votre personne, est votre prénom et votre nom. « Bonjour, je m'appelle Jean L'Heureux » ou encore « Mon nom est Linda Gagnon ». Notre prénom est intimement lié de à notre identité profonde. Avant même notre naissance le prénom est recherché, discuté voire attribué. Et dans les toutes premières questions qui entourent la naissance, on confirme le sexe de l'enfant, son état de santé puis son prénom. C'est quelque chose qui nous suit toute notre vie et révèle certaines informations sur notre personne.
Ce que notre prénom peut révéler
En énonçant son prénom on se situe parfois dans le temps, l'espace ou le rang social. Tout d'abord temporellement : les prénoms liés à des modes passagères permettent le calcul approximatif de l'âge de la personne, par exemple la vague des Mélissa survient autour de 1980 alors que la vedette de l'émission américaine « La petite maison dans la prairie » porte ce prénom ou la mode des Stéphanie nous renvoie à la génération de la princesse de Monaco. Le succès des émissions de télé-réalité du style Star Académie a propulsé le prénom de Marie-Mai au Québec ou Nolwenn en France et ainsi de suite. Il peut y avoir également référence au temps de l'année comme c'est le cas pour Marie-Noël ou pour ceux et celles qui étaient prénommés en fonction du Saint associé, dans le calendrier, au jour de la naissance. C'est ainsi que les professeurs et les éducatrices de garderie voient des vagues de certains prénoms affluer dans leurs groupes, pour être remplacé par d'autres complètement différents quelques années plus tard.
D'autres prénoms donnent des indices géographiques, par exemple un prénom comme Kim évoque l'Asie, sans parler du nom de famille qui révèle souvent le pays et même la région d'origine tel que Tremblay associé à la région du Saguenay Lac St-Jean au Québec.
Paramètre culturel, le prénom révèle une ascendance, à tout le moins une influence française, américaine, anglaise, germanique, orientale... Dans les couples issus deux cultures différentes, une asiatique et un occidental par exemple, le prénom va soit chercher à se relier aux deux traditions, soit refléter davantage une des deux branches généalogique. Facteur social ensuite, le prénom peut indiquer la classe sociale, le niveau de vie, les ambitions, l'occupation hiérarchique de la famille au sein de la société ou des valeurs de référence: Catherine De Rochas a de bonnes chances d'avoir quelques liens avec une classe sociale élevée et le parent qui prénomme ses enfants Pierre, Jacques et Marie-Madeleine exprime implicitement des valeurs rattachées à la religion chrétienne.
Différentes lectures du prénom
Pour connaître la signification d'un prénom, on retrouve une multitude d'ouvrages proposant des explications basées sur l'étymologie, la caractérologie, l'astrologie, la numérologie, etc. L'approche psychogénéalogique relie le prénom de la personne à son histoire familiale. C'est ainsi que l'acte de prénommer un enfant n'est pas aussi banal qu'il apparaît au premier regard. Autour de ce choix se greffent d'innombrables raisons, certaines conscientes, d'autres non. Des liens avec des ascendants peuvent être tissés, des missions cryptées, des émotions transmises ou même des secrets enfouis dans le codage du prénom. Pourquoi tel prénom a-t-il eu la préférence plutôt qu'un autre ? Il y a des raisons conscientes à cette sélection et d'autres, plus difficiles à cerner, inconscientes. La première raison évoquée habituellement est celle de l'affinité. Le prénom plaît aux parents et cette justification se convient à elle-même. Mais le choix du prénom répond en fait à beaucoup plus de critères qu'on ne pourrait l'imaginer!
Le prénom est témoin de l'histoire familiale et porteur de l'idéal du parent. Un enfant prénommé Richard porte possiblement la mission de réparer un traumatisme familial de pauvreté, Richard (« Riche-or ») pouvant être un programme de prospérité. Car on donne à l'enfant notre idéal... et si on lui donne un programme de richesse, c'est peut-être que l'on a manqué d'argent. C'est ainsi que l'on peut souvent déduire certains éléments de l'histoire familiale par son contraire ! Si cette marraine appelle sa filleule Josée (« oser-le-je », programme d'estime et d'affirmation de soi) c'est sans doute parce qu'elle-même, ou des membres de cette branche familiale, a eu du mal à s'affirmer.
Pour bien décoder la signification du prénom dans cette approche, il convient de retrouver, dans la mesure du possible, le contexte et les intentions du donneur qui ont déterminé le choix d'un prénom plutôt qu'un autre. Il serait en effet trop simpliste de dire que tous les Samuels sont agités ou toutes les Julie sociables. Prenons le cas de trois petites filles prénommées Florence : la première peut avoir été prénommée ainsi parce qu'elle a été conçue lorsque ses parents visitaient la ville de Florence en Italie, codant ainsi l'art et le goût des voyages. Une seconde Florence peut s'être vu attribué ce prénom parce que sa mère aime les fleurs, codant un talent en horticulture ou pour les parfums. La maman de la troisième Florence aura fait référence à son idole, Florence Nightingale, qui fut infirmière durant la guerre, inscrivant le dévouement et l'attrait vers les métiers de la santé dans ce prénom. Trois Florence qui ont aussi comme programme de base « Flot-rance » soit le rappel d'histoires d'eau négatives dans la famille (inondation, alcoolisme, noyade...) ou de conflits résultants en des rancoeurs avec la mère (l'eau étant un symbole de la mère). Mais aussi trois Florence ayant, comme vous pouvez le constater, des significations complémentaires forts différentes !
Quelques cas de figure
Donner à son enfant le prénom d'une personne admirée ou d'une idole est une manière de rêver, de se projeter dans un imaginaire convoité, de s'approprier un peu d'inaccessible. Si j'admire quelqu'un au point de prénommer mon enfant de son nom, c'est qu'en quelque part je souhaite que mon enfant lui ressemble et devienne éventuellement comme cette personne.
La tradition, dans certaines familles, de prénommer l'ainé du même prénom de père en fils, révèle le désir inconscient d'immortalité de l'ascendant, sa peur de la mort et le souhait que son fils lui ressemble en tout point, en mieux évidemment ! Une telle « mission » peut rendre la prise d'identité difficile pour le fils qui craindra par-dessus tout de décevoir son parent.
Donner le nom d'un ancêtre dominant ou d'un cher disparu à qui on veut rendre hommage relie automatiquement l'enfant à cet ascendant et peut amener la répétition de son pattern de vie ou la mission de réaliser certains rêves inachevés, voire de personnifier le cher disparu. Cette dame dit avoir appelé son fils Sébastien parce que son frère Sébastien, donc son oncle, est décédé dans un accident d'auto pendant sa grossesse. Et elle ajoute que son fils a maintenant 10 ans ressemble de plus en plus à son frère qu'il n'a pourtant jamais connu. Sa mère va même parfois jusqu'à dire que c'est lui qui est revenu...
Les prénoms choisis pour des jumeaux comportent souvent une assonnance similaire au moins sur une syllabe ou un son. Par exemple Victor et Valérie comportent tous les deux le son « v ». Fait amusant, Victor signifie la victoire et Valérie la rivale, ce qui fait qu'on reste dans le thème du conflit et du combat ! Quand on ne retrouve pas de sons communs, il est étonnant de constater régulièrement un lien dans le sens du prénom. Par exemple Alexandre et Nicolas sont des jumeaux identiques. Bien qu'aucune assonance commune ne soit présente, les deux prénoms sont associés à des personnages de l'histoire qui dirigent : des tsars, des princes, des conquérants..
Le prénom peut parfois se révéler difficile à vivre. C'est souvent le cas des prénoms à l'orthographe compliquée qui trahissent le désir d'orginalité du nommeur. D'autres sont sujets à être ridiculisés... Pierre-Roch Demarbre aura ainsi intérêt à ne pas être de constitution délicate et Claire Lasalle à avoir le sens de l'humour... Etre l'homonyme d'une personne célèbre comporte tout autant d'écueils et bien des gens portant le nom d'un criminel ont demandé à changer de prénom ou de nom. Les initiales peuvent aussi avoir un impact : J.R. a peut-être une connotation de richesse mais F.I.-F. prête le flan à des blagues de mauvais goût. Agressivité envers sa descendance ? Quoiqu'il en soit, cela se passe au niveau inconscient.
Et même dans Harry Potter !
J.K. Rowling a poussé la perfection de son écriture des aventures de Harry Potter au point d'attribuer des prénoms extrêmement signifiants à ses personnages. Harry vient de Henry, un prénom de roi. Harry c'est « l'art-de-rire » des situations les plus périlleuses, de les affronter avec un courage. La sonorité est également proche de « hardi », signalant la bravoure et la force des convictions. Lucius Malefoy, Sirius Black, Severus Rogue, Albus Dumbledore, Remus Lupin portent des prénoms latins à l'accent distingué, donnant une impression de haut rang. Lucius vient de Lucifer qui signifie « la lumière » et Malefoy « de mauvaise foi » en même temps que « maléfice » c'est-à-dire « qui-fait-le-mal ». Son fils Drago, assonance près de Draco comme dans Dracula, signifie « dragon de mauvaise foi ». Sirius est le nom d'une étoile dans la constellation du Grand chien. Le chien noir lui convient donc parfaitement en tant qu'animagus ! Severus, sévère et Rogue, arrogant et raide, révèlent bien ces traits de caractère du personnage. Albus signifie « blanc » ce qui fait de lui l'adversaire parfait du Seigneur des Ténèbres ! Rémus, dans la mythologie grecque, est un des jumeaux (l'autre étant Romulus) élevés par une louve qui leur servit de nourrice tandis que Lupin est le mot latin pour loup, un prénom et un nom annonçant en quelque sorte la transformation du professeur Remus Lupin en loup-garou.
Les prénoms des personnages ont certainement contribué au succès de l'oeuvre !
Maman, je veux un chien !
La co-existence animal-humain dure depuis des milliers d'années. A l'origine de leur relation avec l'homme, les chats et les chiens remplissaient un rôle utilitaire: les chats attrapaient les souris, et les chiens gardaient les troupeaux et les propriétés ou encore aidaient à la chasse. De nos jours ils sont devenus des compagnons qui comblent souvent un vide affectif. Au Canada, plus de la moitié de la population a un animal de compagnie, principalement des chiens ou des chats (53% selon un sondage Léger et Marketing, 2002).
Les bienfaits de la relation avec l'animal
En tant qu'être vivants nous avons besoin de nous relier à la nature, même en pleine ville. L'enfant est curieux de ce qui l'entoure et en général les animaux l'attirent. Un animal de compagnie est un merveilleux compagnon pour l'enfant et sa présence est bénéfique à plusieurs points de vue. C'est un lien qui aide l'enfant à se décentrer de lui-même car il doit entrer adéquatement en relation avec l'animal, tenir compte de ses réactions, s'en occuper. Si l'enfant est assez âgé il peut développer son sens des responsabilités en prenant en charge les soins de l'animal. Le jeu est un outil de communication commun à l'enfant et à l'animal et celui-ci devient souvent le confident à qui l'enfant raconte sa vie ou exprime ses peurs.
Les adultes aussi gagnent à fréquenter un chien ou un chat ! La zoothérapie constitue même un nouveau champ thérapeutique ou l'animal aide l'humain à « gai-rire ». Des études ont montré que le fait de caresser un animal de compagnie réduisait de manière significative la pression artérielle ce qui contribue de ce fait à protéger les personnes atteintes de pathologie coronarienne. La présence quotidienne d'un animal est également conseillée pour les enfants en difficulté, souffrant de troubles de la communication ou d'angoisses.
Comprendre la nature de l'animal et ses règles de fonctionnement
Qu'est ce qu'un chien, pour vous? Ceux qui aiment les chiens diront que c'est un ami, un compagnon, un confident, une boule de poils, un protecteur qui garde la maison, un symbole de statut social, un partenaire pour la chasse, les yeux d'un aveugle bref le meilleur ami de l'homme ... Ceux qui n'ont pas eu des expériences positives avec les chiens diront des termes comme danger, morsure, accident, nuisances, aboiements, crottes, promenade gâchée, poule égorgée. Et pour un enfant ? Le chien peut représenter un objet de peur (suite à une menace du chien, à une morsure, à ce que disent les parents, mais aussi sans raison apparente), un compagnon de jeu, un jouet, un souffre-douleur... L'image que l'enfant a du chien naît bien sûr de la relation qu'il construit avec l'animal, mais aussi de ce que les adultes de son entourage lui transmettent et de sa culture. Un enfant de culture chinoise n'a pas la même image du chien et ne construit pas la même relation avec lui qu'un enfant de culture française ou africaine.
S'arrêter uniquement à cette image conduit souvent à faire de l'anthropomorphisme c'est-à-dire à voir et interpréter les réactions de l'animal comme s'il était un être humain. Ainsi certaines personnes vont dire que le chat est « sournois » parce qu'il se déplace silencieusement ou encore que le chien « chante » en entendant un bruit aiguë alors qu'il hurle ! La méconnaissance de la nature intrinsèque du chien, par exemple, est la principale cause de la majorité des accidents par morsure.
Il faut comprendre que le chien (ou le chat, ou le hamster, etc.) est d'abord et avant tout un animal qui a une intelligence propre à son espèce. Son cerveau est programmé, en quelque sorte, pour la survie en fonction de ses caractéristiques physiques. Le chien est un animal social qui vit en meute dans laquelle existe une hiérarchie précise avec des dominants et des dominés. Aux yeux d'un chien, la famille qui l'adopte représente sa meute dont les différents membres vont occuper instinctivement une place précise. Le père et la mère peuvent devenir par exemple le couple dominant auquel il obéira sans rechigner, un des enfants peut occuper une place intermédiaire mais encore dominante et un autre être perçu comme plus faible donc dominé par le chien qui aura tendance alors à se comporter de manière plus agressive envers cet enfant pour le soumettre. Attention ! Il y a toujours un chef dans une famille-meute et si ce chef n'est pas un des humains, alors c'est le chien ! Le chien est aussi un carnivore, donc un prédateur. Les enfants, de par leur petite taille, leur démarche ou course parfois désordonnée, leur voix moins graves, leur chutes plus fréquentes et leurs gestes imprévus lancent sans s'en rendre compte des signaux qui, en langage « chien » indiquent une proie pour le chien qui peut alors attaquer, s'il n'est pas bien éduqué et laissé en position de dominant.
Il faut donc apprendre à décoder le langage de chaque animal, ni plus ni moins « penser chien » ! Le chien qui vit en groupe peut se permettre, grâce à la protection de la meute, d'être bruyant et de laisser ses excréments visibles, lesquels d'ailleurs permettront de marquer son territoire. Le chat, à l'inverse, vit seul dans la nature et doit apprendre à ne pas attirer l'attention des prédateurs s'il veut survivre. Il va donc enterrer ses excréments pour ne pas laisser de traces ou d'odeurs et être beaucoup plus silencieux et discret. Il marque son territoire par des signaux visuels et olfactifs beaucoup plus subtils comme les marques consécutives à l'aiguisage des griffes. Les règles d'éducation du chat ne sont pas les mêmes que celle du chien et il en va de même pour chaque espèce.
Comment socialiser le chien
Un chien ne naît pas socialisé il le devient. Le chiot apprend à reconnaître l'homme comme une espèce amie entre sa 3e et sa 12e± 2 semaines de vie. Le lien d'attachement correctement créé pendant cette période avec l'espèce humaine s'oppose à la prédation. C'est pourquoi on conseille d'acheter un chien autour de 8 semaines. Il est primordial d'enseigner très tôt au chien des règles de comportement précises comme de lui attribuer un lieu de couchage un peu retiré, lui apprendre à ne pas pénétrer dans la chambre du bébé sans y être invité, lui donner son repas à des moments précis, ne pas déranger le repas quand la famille est à table, etc.
Si un chien développe de mauvaises habitudes ou présente des comportements inexplicables on peut consulter un vétérinaire-comportementaliste ou un entraîneur pour chiens. Il importe d'agir rapidement pour comprendre et corriger le problème dès que possible. Lors de la naissance d'un enfant il est nécessaire de présenter le bébé au chien sous contrôle strict. Il faut aussi ne pas le négliger et garder ses points de repère comme la promenade quotidienne pour ne pas affecter son comportement. Ne laissez jamais bébé seul avec le chien.
Dès que l'enfance commence à marcher à 4 pattes il faut lui apprendre à respecter le lieu de couchage et les plats de nourriture du chien et surtout à ne pas le déranger quand il mange ! Petit à petit les parents apprendront à l'enfant à prendre contact avec le chien. L'enfant plus âgé demande souvent un chien comme cadeau. Une telle décision ne doit pas être prise à la légère car un chien peut vivre de 10 à 15 ans et demande des soins et une attention continue. Il convient de réfléchir à la race qui convient le mieux en fonction de l'espace disponible, du tempéramment de l'enfant, des qualités recherchées chez l'animal, etc. Une fois le nouveau venu arrivé dans la famille, il faut enseigner à l'enfant comment entrer en relation avec son chien et décoder son langage. Voici des règles simples à respecter :
- Il est préférable d'appeler le chien vers soi et non d'aller vers lui
- Il faut toujours prendre contact avec un chien par devant et non par derrière
- L'enfant doit reconnaitre les signaux où le chien ne veut pas jouer et le laisser tranquille ou le taquiner
- Tout grognements du chien sont à prendre au sérieux car il s'agit d'un avertissement qui peut mener à une attaque. Il faut alors détourner le regard (ne pas fixer le chien dans les yeux), ne pas gesticuler et reculer lentement
Le chien vit dans un monde d'odeurs aussi sentira-t-il les phéromones dégagées par un adolescent. Si le statut hiérarchique du chien n'est pas clair, l'enfant pubère du même sexe devient un concurrent direct et le chien va essayer de le contrôler par des grognements et des conduites agressives pouvant aller jusqu'aux morsures. Autre possibilité: le chien dominant peut considérer l'enfant pubère du sexe opposé comme « son » partenaire sexuel et le défendre vis-à-vis des autres membres de la famille par exemple un chien mâle dominant peut empêcher un père d'approcher sa fille.
La seule prévention est que le chien soit à sa place hiérarchique, c'est-à-dire le rang le plus bas dans la famille-meute. Si le chien de famille agresse l'adolescent, il est nécessaire de mettre rapidement en place des règles hiérarchiques strictes, et d'être encadré dans cette démarche par des professionnels.
La prévention des morsures
Les enfants sont les principales victimes de graves morsures de chien. Selon une étude (Blessures associées aux morsures et attaques de chien, Schirpt) publiée en 1996 les parties du corps les plus souvent touchées lors d'une attaque par morsure sont le tronc et les jambes (23,8%), les mains et les doigts (20,4%), les bras (15,8%), la face, la tête et le cou (40.0%). La victime connaissait le chien dans 71,2 p. 100 des cas, et habitait avec lui dans 25,7 p. 100 des cas.
Il importe donc d'enseigner aux enfants comment entrer en relation avec un chien et reconnaitre son langage.
Tout d'abord dans la rue, face à un chien inconnu, il faut :
- Demander au propriétaire la permission de toucher son chien. Accepter un éventuel refus !
- Ne pas approcher et encore moins toucher un chien attaché devant un magasin
- Passer calmement à côté d'un chien, même s'il est tenu en laisse, laisser une distance suffisante au chien s'ils circulent en planche à roulettes, rollers ou trottinette (beaucoup de chiens ont peur, tentent de fuir, et peuvent parfois agresser par peur si à cause de la laisse ils ne peuvent pas fuir).
En cas de peur, de menace ou d'agression par un chien, il faut : détourner le regard, se taire, garder ses bras le long du corps, rester calme i.e. ne pas crier, ne pas courir, ne pas fixer le chien dans les yeux, ne pas gesticuler, ne pas lui jeter d'objet.
Si le chien attaque et que vous tombez, il faut : protéger sa nuque avec ses mains, ventre contre terre, "faire le mort", à plat ventre ou en boule.
Ressources
Zoothérapie Québec est un organisme qui a pour mission de promouvoir, développer et offrir des programmes d'intervention et de prévention où l'animal de compagnie est utilisé comme agent de stimulation, de motivation et de renforcement auprès de gens de tout âge et de toute condition. Ils offrent, anetre autres le programme éducatif de prévention des morsures « Fudge à l'école » destiné aux jeunes de niveau primaire et préscolaire.
Site web : www.zootherapiequebec.ca/index.html
Région de Montréal, communiquer au (514) 279-4747
Courriel : zooq@zootherapiequebec.ca
Autre site web : www.chiensetenfants.ca
Fait par la Coalition nationale sur les animaux de compagnie et le Conseil canadien de la sécurité ce site donne des conseils aux jeunes enfants, aux parents et aux enseignants pour aider à prévenir les morsures de chien. Ils ont aussi tracer le portrait de personnalité du chien qui convient le mieux à votre famill et y trouver de précieux conseils sur le dressage du chien.
Autisme OU T.E.D. : comment s'y retrouver ?
Aujourd'hui on ne parle plus d'autisme mais de troubles envahissants du développement (= T.E.D.). L'état de ces troubles au Canada est alarmant: les cas rapportés ont augmenté de 150 p. 100 en six ans et il semble qu'au moins 1/200 enfants canadiens en présente une forme. L'autisme lui-même est quatre fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles et on le trouve partout à travers le monde, peu importe la race ou le milieu social.
L'autisme, d'hier à aujourd'hui
Les troubles du comportements de l'enfant ont longtemps étés associés à l'arriération mentale ou étés regroupés sous le terme de schizophrénie infantile. Au début du siècle dernier le psychiatre suisse Bleuler utilise le terme « autisme », issu de la contraction de « auto-érotisme » pour désigner un des principaux symptômes de la schizophrénie de l'enfant soit « l'évasion de la réalité associée à la prédominance absolue ou relative de la vie intérieure ». Léo Kanner, un des fondateurs américains de la pédopsychiatrie, reprend ce terme en 1943 pour désigner l'incapacité à établir des relations normales avec les gens ou les situations chez le jeune enfant. Ce syndrôme clinique comportemental va susciter d'innombrables débats quant à ses causes et connaitre de multiples changements de noms et de classifications, ce qui entraine des propositions d'interventions variées.
Lorsqu'on parle d'autisme, l'image qui nous vient en tête est celle d'un enfant replié sur lui-même. Cette représentation est en partie vraie, mais on a vite constaté qu'il y a aussi des autistes qui parlent, jouent ou vont à l'école. C'est pourquoi la notion d'autisme est en train de changer ce qui nuance le disgnostic et permet des interventions mieux ciblées. L'autisme est un trouble à spectre c'est-à-dire qu'il y a un grand nombre de particularités qui chacune peuvent varier d'un individu à un autre. On retrouve ainsi une gradation de bénin à grave dans l'intensité des symptômes et les psychiatres ont petit à petit mis en évidence les points communs et les différences. C'est pourquoi on ne parle plus aujourd'hui d'autisme mais de troubles envahissants du développement ou T.E.D. Ces troubles apparaissent habituellement durant les trois premières années de l'enfance et affectent tous les aspects du développement de la personne. Les symptômes communs sont :
- La parole et le langage sont absents ou arrivent en retard. Des perturbations de la communication sont observées telles que difficultés de langage et de décodage, de l'écholalie, etc
- La socialisation est différente et déficiente. Par exemple ils peuvent passer plus de temps seul que la normale, être insensible au contact visuel, être incapables d'imiter les autres. Des actions répétitives et ritualisées peuvent également se produire, telles que faire tourner des objets ou se balancer sans arrêt
- Des atteintes neuro-sensorielles provoquant des comportements bizarres ou stéréotypés. Il peut y avoir des réponses anormales aux sensations qu'il s'agisse de la vue (p. ex. réaction démesurée à des lumières), de l'audition (p. ex. hypersensibilité au bruit), du toucher, de la douleur (p. ex. seuil élevé à la douleur), de l'équilibre, de l'odorat, ou du goût. L'enfant atteint peut également montrer des réactions exacerbées aux situations stressantes ou aux changements par rapport à une population normale qui s'adapterait.
Les différents troubles envahissants du développement
La notion de spectre autistique permet de nuancer et de différencier l'intensité et la diversité des troubles envhissants du développement. Selon le DSM IV, qui est le manuel diagnostique et statistique des intervenants, les troubles envahissants du développement (ou T.E.D.) regroupent 5 désordres de l'enfance et de l'adolescence : trouble autistique, syndrome de Rett, trouble désintégratif de l'enfance, T.E.D. non spécifiques et l'autisme atypique, syndrome d'Asperger.
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Le trouble autistique
Le trouble autistique affecte quatre à cinq garçons pour une fille et se présente avant l'âge de 3 ans. Il s'agit d'un désordre d'origine neurologique caractérisé par une altération du développement global de la personne dans l'ensemble de ses sphères de fonctionnement. Le mutisme est présent dans près de la moitié des cas d'autisme. Sur le plan non verbal, les personnes autistes montrent des problèmes majeurs de compréhension de la mimique et des gestes, une absence de jeux symboliques et d'histoires inventées avec des jouets et des difficultés à imiter les gestes d'autrui. La majorité des personnes autistes auraient un rendement intellectuel inférieur à la moyenne tout en présentant des déficits sur le plan des comportements adaptatifs, s'assimilant ainsi à la catégorie des personnes présentant une déficience intellectuelle moyenne ou sévère. Finalement, le trouble autistique s'accompagne souvent de nombreuses autres manifestations non spécifiques, par exemple des phobies, des perturbations du sommeil et de l'alimentation, des crises de colère ou des gestes auto-agressifs.
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Le syndrome de Rett
Le syndrome de Rett, très rare, est caractérisé par l'apparition de plusieurs déficits à la suite d'une période de développement postnatal d'apparence normale au cours des cinq premiers mois. Il est diagnostiqué uniquement chez les personnes de sexe féminin, est toujours accompagné d'une déficience. Il provoque une perte de l'utilisation volontaire des mains débutant entre l'âge de 6 et 30 mois. Les personnes atteintes deviennent totalement dépendantes pour tous les actes de la vie quotidienne.
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Le désordre désintégratif de l'enfance
Le trouble désintégratif de l'enfance, très rare, consiste en une régression prononcée dans plusieurs aspects du fonctionnement après une période de développement tout à fait normale. Des acquisitions comme le langage, les compétences sociales, la propreté pour l'urine et les selles ou les habiletés psycho-motrices sont altérées ou perdues de manière subite ou progressive. Ce trouble apparaît plus fréquemment chez les garçons, après l'âge de 2 ans et avant l'âge de 10 ans.
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Le syndrome d'Asperger
Le syndrome d'Asperger est une forme d'autisme se trouvant à l'extrémité la moins lourde du spectre. On pourrait le qualifier d'handicap altérant la capacité de percevoir et de comprendre les interactions sociales. Les enfants atteints se distinguent des autres T.E.D. par une aptitude à communiquer verbalement et un développement intellectuel normal. Toutefois, ils comprennent difficilement les concepts abstraits, saisissant souvent au sens littéral les expressions figurées comme par exemple « Ça me coupe les jambes » ou « Mets-toi ça dans la tête », ont des difficultés de concentrations et des difficultés pour des tâches demandant du raisonnement ou de la résolution de problèmes.
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Les T.E.D. non spécifiques et l'autisme atypique
C'est une catégorie par défaut utilisée pour les enfants ayant un T.E.D. dont le tableau clinique n'entre pas dans les catégories précédentes.
Quelles sont les causes des T.E.D.?
Si les dénominations de ces troubles ont varié, il en est de même des facteurs explicatifs. Avant 1970 on attribuait l'autisme à la « froideur » de la mère et le traitement consistait à en éloigner l'enfant et à lui donner des médications antipsychotiques. De 1970 à 1980 on commence à parler de problèmes neurologiques d'origine indéterminée. On préconise toujours l'institutionnalisation et les médicaments mais de nouvelles approches thérapeutiques débutent en pédopsychiatrie.
Dans les années 80 on parle d'atteint neurologique d'origine indéterminée, d'encéphalopathie et on suspecte des causes génétiques. En plus du placement et de la médication on ouvre des maternelles thérapeutiques. L'École Giant Steps, qui prône une approche neurosensorielle, est fondée et divers traitements sont développés comme la thérapie Lovaas et le programme TEACCH.
Certains soupçonnent à un moment donné les vaccins de déclencher les T.E.D. ;une récente étude publiée dans le Lancet infirme cette hypothèse mais la controverse demeure. D'autres mettent en cause des aliments car on constate que beaucoup d'enfants atteints sont sensibles à des aliments précis (p. ex. la caséine dans les produits laitiers ou le gluten dans le blé) et connaissent des progrès physiques et comportementaux lorsque soumis à des diètes d'élimination.
Aujourd'hui les troubles neurologiques et les origines génétiques demeurent au premier plan des facteurs explicatifs des T.E.D. L'institutionnalisation est délaissée au profit de la stimulation précoce, de l'orthophonie, de l'intégration scolaire avec des programmes éducatifs comme TEACCH et ABA, etc. La recherche continue de tenter de mieux comprendre ces troubles pour pouvoir aider efficacement les enfants et leurs familles.
Ressources
Fédération Québécoise de l'Autisme et des autres Troubles Envahissants du développement à www.autisme.qc.ca/index.html
www.informatiqueservicesplus.ca/Activites/activites.htm est un site d'activités pour outiller l'éducatrice et s'adressant aux enfants atteints de troubles envahissants du développement.
http://perso.club-internet.fr/mcl/lapagedevalentin/ est le témoignage d'un parent et de son enfant Valentin que l'on peut suivre dans son évolution. De nombreux trucs y sont partagés !
Comment montrer la politesse aux enfants ?
La politesse, c'est une foule de petites choses toutes simples : dire bonjour, attendre son
tour dans une file d'attente, faire des demandes adéquates, etc. C'est une sorte de code qui
facilite les échanges avec les autres et minimisent les heurts. Montrer aux enfants ces mots et ces
gestes dès qu'il peut parler lui permettent un pas de plus vers la vie sociale. Trois étapes simples
permettent d'atteindre ce but : nommer les règles, les pratiquer, les renforcer.
Les mots "magiques"
- Vers 1 an l'enfant apprend à dire bonjour, au revoir et à agiter sa main pour saluer. Dès que les aptitudes langagières se développent, pratiquez l'enfant à dire bonjour, merci, s'il-vous-plait, etc. chaque fois que l'occasion se présente. Comme dans le monde de Harry Potter, ces " mots magiques " font une différence dans les réactions des personnes. Ces formules deviendront rapidement un réflexe.
- Si votre enfant est réfractaire, expliquez-lui : " C'est important de dire bonjour à ton éducatrice quand tu arrives, c'est comme cela que l'on fait le premier contact de la journée et que tu lui montre que tu es content de la revoir.", " ou encore " C'est plus gentil de dire s'il-vous-plaît et merci ". Lorsqu'il oublie de remercier quand on lui offre quelque chose, rappelez-lui: " Tu n'as pas oublié quelque chose ? ", ou " Merci, Carole ?", insistez gentiment, jusqu'à ce qu'il dise le mot attendu.
- Dès 3-4 ans, l'enfant est capable de s'excuser s'il a causé de la peine ou des dommages. Cette réparation verbale n'est pas toujours facile mais nécessaire. Laissez-lui un délai raisonnable pour réfléchir et se décider à présenter ses excuses mais ne l'en dispensez pas.
- Être un modèle positif est important : veillez vous-mêmes à pratiquer ces règles avec l'enfant, par exemple en le remerciant lorsqu'il vous aide. Et bien entendu, félicitez-le ou montrez votre approbation quand il utilise bien les mots appris ou fait des efforts pour les intégrer !
- L'apprentissage de la politesse se fait également autour de la table: l'adulte dit à l'enfant d'être calme, de se tenir bien assis sur sa chaise, lui montre comment manger convenablement et d'assaisonner ses demandes par le traditionnel s'il-vous-plaît et merci. Si l'enfant ne cherche qu'à se lever, essayez le truc du sablier (plus visuel qu'un minuteur culinaire pour un tout-petit). Cela consiste à lui montrer à rester en place aussi longtemps que le sable n'a pas fini de couler.
- Procurez-vous des livres pour enfants sur le thème de la politesse (voir suggestions ci-dessous) et lisez-les avec lui. Cela permet à l'enfant de raffiner son code de bonnes manières grâce à une répétition visuelle (les images du livre), auditive (le fait d'entendre les explications qui l'accompagne) et kinesthésique (vous mimez ensemble quelques passages ou lui posez quelques questions).
En appliquant ces différents trucs, vous donnerez à votre enfant tous les outils lui permettant de bien s'intégrer en groupe et d'être accepté, bref sociable !
Ressources
 Cajoline, la fée politesse Éditions Boomerang |
 Torpille : la politesse SVP! Éditions Boomerang |
 Vive la politesse! Françoise Guibert |
 La politesse avec Dora Christine Ricci |
Les livres de la série " Je grandis bien " de Grolier, entre autres les titres suivants : " Parlons de l'impolitesse ", " Parlons d'interrompre les autres ".
Comment faire votre arbre généalogique
De plus en plus de gens se passionnent pour leur histoire familiale et décident de consacrer leurs loisirs à rechercher des informations sur leurs ancêtres. Traditionnellement ces données sont regroupées dans l'image d'un arbre, alors qualifié de généalogique. Mais par où commencer quand on décide de faire l'arbre généalogique de sa famille ?
La collecte des données de base
Le premier travail consiste à recenser les données fondamentales identifiant ses ancêtres ascendants (parents, grands-parents, arrières-grands-parents) et/ou descendants (enfants, petits-enfants), leurs dates de naissance, de mariage, de séparation et de décès s'il y a lieu, les lieux où ils ont vécu et les différents liens de parenté qui les unissent. On peut débuter avec 4 générations, soit un siècle environ pour ensuite remonter le temps au fur et à mesure que les informations sont retrouvées.
Commencez par choisir un point de départ : vous-même ou encore vos parents. Faites la liste de tous les membres de la famille dont vous pouvez vous rapppeler, en inscrivant pour chacun d'eux, les renseignements que vous connaisez de mémoire. Dans le cas de figure le plus simple, les familles sont de type nucléaires, sans divorce ou remariage. L'arbre se complexifie avec les séparations, recompositions, re-mariage et autres constellations familiales.
Cherchez ensuite les papiers de famille et faites en des photocopies: livrets de familles, carte d'identité, passeports, livrets militaires, acte notariés comme les contrats de mariage, les correspondances, les faire-part, les photographies, etc. Allez interroger les doyens de la famille qui pourront vous renseigner en vous donnant des noms, des dates, des lieux, visitez les cimetières pour recueillir les renseignements notés sur les épithaphes. Consultez les journaux locaux et régionaux dont une copie est conservée sur microfilm dans les archives des bibliothèques nationales. Vous y trouverez, outre les avis de naissance, de mariage et de décès, des anecdotes sur les événements marquants et les coutumes de l'époque. La recherche des ancêtres ascendants se poursuit par la consultation des registres de l'état civil, les actes notariés, les baptistaires conservés dans les paroisses, etc. Des livres de références existent tels que les répertoires de mariages et les dictionnaires généalogiques. De nombreux fichiers et répertoires par noms de famille sont également disponibles. Cette collecte est une tâche ardue maintenant facilitée par internet et de nombreux organismes. L'arbre généalogique descendant est davantage à notre portée car les mémoires des aînés encore vivants suffisent en général pour l'étayer.
Les organismes et sites internet qui peuvent vous aider
De nombreux organismes et sites internet se sont développés au cours des dernières années pour répondre à la demande sans cesse grandissante des gens à la recherche de leurs racines. Voici quelques exemples.
- La Fédération des Sociétés de généalogie du Québec regroupe 36 sociétés membres réparties dans toutes les régions du Québec. Ils offrent des services de recherche et de consultation et vendent différents outils (répertoires, cartes, tableaux, logiciel). www.federationgenealogie.qc.ca
- La Fédération des familles-souches québécoises peut vous aider dans vos recherches patrimoniales ! www.ffsq.qc.ca
- Les Archives Nationales du Québec et du Canada conservent et diffusent des archives et offrent des ressources comme un catalogue informatisé décrivant leurs collections, etc. www.anq.gouv.qc.ca www.archives.ca/08/08_f.html
- La Bibliothèque nationale du Canada est une autre mine d'informations dont le service « Notre mémoire en ligne », une bibliothèque digitale donnant accès à plus de 1,180,000 pages du patrimoine imprimé canadien. www.nlc-bnc.ca/index-f.html
- L'université de Montréal a ouvert un site dans le cadre d'un programme de recherche en démographie historique : il s'agit de www.genealogie.umontreal.ca
- www.genealogie.org/accueil.htm s'adresse à tous les francophones d'Amérique du Nord
- La Toile du Québec offre un guide très intéressant à www.toile.qc.ca/guides/societe/genealogie
- Planète Québec http://epf.planete.qc.ca/ est un autre site très populaire
- En Europe le site www.notrefamille.com est une mine de renseignements. On y retrouve une section détaillée sur la généalogie à www.genealogie.com On peut même y faire son propre blason familial !
- www.guidegenealogie.com est un autre site qui peut aider le généalogiste amateur, pas à pas, dans sa nouvelle passion.
- Des Associations de familles regroupent tous les descendants d'un même ancêtre, portant le même nom de famille. Ces groupes sont des sources de renseignements très intéressantes en plus d'organiser des rencontres entre les gens de même patronyme.
Personne ne veut jouer avec moi...
Plusieurs situations peuvent amener votre enfant à se retrouver seul et à devoir se faire de nouveaux amis : un déménagement, un changement de groupe à la garderie, un nouveau milieu de garde, l'entrée à l'école, un séjour dans un camp de vacances, les vacances ou encore le départ d'anciens amis. Dans d'autres cas il n'est pas admis dans un cercle ou vit des conflits amenant une pause dans les relations habituelles. Comment l'aider à se faire un des ami(e)s?
Tout le monde a besoin d'un ami
C'est un fait que l'être humain est, par sa nature, un animal social. Et l'enfant, tout comme l'adulte, a besoin pour s'épanouir d'établir des liens avec les autres. Ne pas réussir à se faire d'amis est difficile à vivre pour l'enfant... et pour ses parents qui s'inquiètent de voir leur tout-petit esseulé. Mais se faire des amis, ce n'est pas toujours un jeu d'enfant!
Tout d'abord prenez garde de ne pas manifester devant votre enfant une inquiétude exagérée face aux situations difficiles qu'il vit avec ses pairs. Elles sont déplaisantes, certes, mais pas inéluctables. Faites aussi attention de ne pas lui donner l'impression qu'il vous déçoit. Acceptez également que l'enfant plus introverti n'aura pas besoin d'autant d'amis que l'enfant extraverti. Il n'est pas nécessaire que votre enfant ait une armée de copains. Selon les caractères, certains seront très heureux avec un seul ami, d'autres aimeront être très entouré. L'enfant doit aussi apprendre à jour seul à certains moments. Il ne faut pas non plus penser qu'il doit absolument être le plus populaire du groupe. L'objectif est de lui apprendre à socialiser avec au moins un ou deux enfants.
Je suis tout seul...
Pour aider votre enfant, veillez à augmenter son niveau d'estime et de confiance en lui. Je vous suggère vivement pour cela le livre "Comment développer l'estime de soi de nos enfants" de Danielle Laporte et Lise Sévigny (Hôpital Ste-Justine).
Les enfants ne savent pas spontanément comment s'y prendre pour établir un premier contact. Mettez des mots sur ce que vous observez: "Oui, j'entend bien que tu as peur de parler aux enfants que tu ne connais pas." Puis nommez l'objectif et injectez de la confiance dans ses capacités: "Viens on va jouer à comment se faire des amis ! Pour commencer il faut approcher de l'enfant avec qui tu aimerais être ami et lui parler. Je sais que tu peux le faire!" Pour supporter votre enfant dans cet apprentissage, pratiquez avec des poupées la manière d'entrer en relation. Par exemple tu peux dire pour commencer "Bonjour!" et ensuite te nommer: "Je m'appelle Julie" ou encore demander le nom de l'autre "Comment tu t'appelle ?" Une autre façon est de dire ton jeu préféré ou de demander à l'autre son jeu favori, puis de demander s'il veut jouer avec toi, etc. Ces jeux de rôles aident l'enfant à intégrer les trucs qu'on lui donne et à prendre l'initiative dans la situation réelle.
Recherchez des enfants de son âge dans votre entourage et invitez-les (pas plus de deux à la fois cependant) chez vous de temps en temps. Cela n'est pas toujours évident lorsqu'on demeure en milieu rural ou dans des quartiers où les jeunes sont d'âge différents. Essayez quand même de voir s'il est possible d'élargir le cercle de ses amis avec des cousin(e)s, des enfants demeurant un peu plus loin (quitte à faire quelques voyages en auto pour les transporter), en l'inscrivant à une activité (bricolage, sport...) où il se fera des nouveaux amis de son âge. Permettez également que votre jeune invite des amis à la maison.
Voici quelques contes métaphoriques que vous pouvez lire à l'enfant:
- « L'envers de la médaille » de Michel Dufour (Allégories II, Éditions JCL, 1997) parle de la difficulté à se faire des amis en raison de l'apparence physique. « Attachou le petit pélican » traite de la crainte de fréquenter l'école, la garderie ou un nouveau milieu.
- « Bibi le géant cherche un ami » et « La brouille de Lora et Léna » du livre Petites histoires pour devenir grands de Sophie Carquain, Éditions Albin Michel, 2003
Si vous êtes éducatrice ou que vous supervisez un groupe d'enfants, intégrez le petit nouveau ou l'enfant en retrait en le présentant aux autres, en demandant à un ou deux enfants de l'accepter dans leur activité ou en l'encourageant à se joindre à un jeu.
Fianlement laissez-lui du temps. Entre 2 et 4 ans les besoins qui priment sont en général la sécurité, la distanciation (besoin d'observer d'abord) et l'autonomie (faire des choses tout seul). Les besoins sociaux se manifestent davantage à partir de la période 4-6 ans.
Je n'aime pas l'ami de mon enfant
Il arrive que le parent n'aime pas l'ami que son enfant a choisi. Essayez d'abord de voir en vous-mêmes pourquoi vous n'aimez pas cet ami. Ces raisons sont-elles rationnelles ou émotives ? Ne pas aimer un ami parce que ses parents sont d'une autre classe sociale que la vôtre est une chose tandis que ne pas l'aimer parce qu'il encourage votre enfant à faire des bêtises en est une autre !
A-t-il eu des comportements inadéquats que vous désapprouvez ? Si oui, commencez par dire à cet ami les règles de savoir-vivre auxquelles vous vous attendez à votre domicile. Si la conduite que vous n'aimez pas a lieu à la garderie ou dans un autre lieu, validez d'abord les faits avec la personne responsable qui supervise les enfants et tentez avec elle de corriger la situation. Nommez aussi à votre enfant les raisons pour lesquelles vous trouvez cet ami moins désirable, par exemple en disant à votre enfant que vous n'aimez pas le fait qu'il dise de gros mots. Discutez avec votre enfant de ce qu'est « l'influence » et dites-lui qu'il n'est pas obligé de dire et de faire tout ce que cet ami fait. Interdire à notre enfant de fréquenter un ami est délicat, la réaction peut même parfois être explosive chez l'enfant d'âge scolaire ! Il est préférable d'engager un dialogue avec notre enfant, de faire valoir les raisons qui font de cet ami une mauvaise influence et de l'encourager à fréquenter d'autres camarades.
La pudeur chez l'enfant
Nous sommes à une époque impudique qui demande à tout voir, à ne rien cacher. Ainsi, tout en disant respecter l'enfant, on le montre comme un homme ou une femme miniature, on l'exhibe dans des vêtements à la mode ou nu sur la plage pour la fierté des parents et le plaisir des yeux des témoins. Mais le jour où il s'obstine à rester en maillot ou refuse de se déshabiller devant nous, l'accepte-t-on ?
Qu'est-ce que la pudeur ?
Pour le bébé, le corps, le psychisme et la personne qui lui prodigue les soins ne font qu'un. Petit à petit, il prend conscience des contours de son corps et de son individualité et d'assimile que lui et sa mère font deux.
Une réserve apparait alors, qui régule l'accès d'autrui à sa « bulle » intime. Cette pudeur qui s'installe agit à titre de régulateur d'excès en gardant le parent dans son rôle de parent et en réduisant les risques d'intrusion agressante dans la relation. L'apparition de la pudeur avant la puberté est en fait un bon indicateur d'autonomie psychique.
Quand apparait la pudeur ?
Une idée bien ancrée veut que la pudeur n'apparaisse chez l'enfant qu'à la phase de latence, vers 6-7 ans. Mais elle se constitue souvent plus tôt. Les psychologues de la petite enfance constatent que certains tout-petits n'aiment pas être vus nus. Ils insistent sur la nécessité de préserver leur intimité, leur nudité en particulier.
Bien sûr, la pudeur peut varier en fonction de la personne avec qui est l'enfant : son père, sa mère, la grand-mère, son éducatrice ou une personne moins familière.
La façon dont les parents ont été plus ou moins intrusifs avec l'enfant est déterminante. Si les parents refusent la pudeur ou la disqualifient en lui disant, par exemple : " Tu n'as pas à te cacher devant moi, c'est moi qui t'ai fait, je t'ai essuyé les fesses jusqu'à 4 ans, etc. ", l'enfant va se construire des anticorps pour avoir de l'intimité ! Ces barrières construites très tôt feront partie intégrante de la personnalité de l'enfant et il sera pudique.
Comment réagir face à la pudeur de l'enfant ?
Voici ce qu'en disent les sexologues du site Elysa :
« Les parents devraient commencer à "ménager la pudeur de leurs enfants" dès que celle-ci se manifeste. Nous sommes d'avis que les enfants ont parfaitement droit au respect de l'intimité corporelle, au même titre que les adultes. L'âge où apparaît la pudeur peut varier beaucoup d'un enfant à l'autre ... Mais qu'importe cet âge, l'attitude parentale devrait se garder de dévaloriser la pudeur enfantine. »
Consultation Élysa enr. , 1997, voir l'excellent site internet www.unites.uqam.ca/dsexo/index.htm
Ainsi, les parents qui se baignent régulièrement avec leur enfant ou se promènent nus dans l'appartement devront être vigilants. S'ils observent un changement dans l'attitude de leur enfant ou que son regard se trouble à un moment donné, cela indiquera que le temps est venu de se voiler, de mettre une distance respectant la pudeur. Prétendre que le seul fait de se cacher donne des idées et suscite le trouble, affirmer que si l'on ne se sent pas gêné l'enfant ne le sera pas, permet surtout de ne pas se gêner ! C'est nier l'existence d'une sexualité infantile et aussi faire comme si l'on connaissait à l'avance les réactions de l'enfant, nier sa singularité. L'adulte doit admettre cette différenciation et renoncer à tout savoir, tout contrôler de sa progéniture. Certains n'y parviennent pas, malheureusement.
Être nu devant ses enfants doit être accompagné de paroles. Le corps inexpliqué peut produire des fausses pudeurs, des impudeurs, des excès de pudeur. On peut se promener nu tout en expliquant que la plupart des gens ne se promènent pas tous nus chez eux et que personne ne se promène nu dans la rue.
De même, parler de son enfant à la troisième personne, en sa présence, sans s'adresser à lui, sans s'inquiéter de sa réserve, c'est porter atteinte à sa pudeur - comme chaque fois qu'on traite une personne en objet : objet de soin, de savoir, de conversation. En ferait-on autant avec un adulte ? Aimerait-on soi-même être traité ainsi ? Françoise Dolto nous a appris à traiter l'enfant avec la même attitude que l'on traiterait autrui.
Et plus tard ?
À l'âge scolaire, l'enfant va, à un moment donné, affirmer encore davantage son besoin d'intimité : il va se mettre à fermer la porte de la salle de bain, refuser votre présence quand il se lave, se sentir gêné de vous voir nu, trouver « dégoûtant » deux personnes qui s'embrassent sur la bouche... Cette distanciation est normale et permet, encore une fois, le développement et l'autonomie du psychisme. Un nouvel apprentissage se fait pour tous les membres de la famille : celui du respect de cette intimité. Si vous n'avez jamais fermé la porte de votre salle de bain, commencez à le faire. Frappez toujours à la porte de la chambre de votre enfant avant d'entrer. Expliquez aux petits frères et petites soeurs qu'il est important de respecter ce besoin. Cette étape rend certains parents un petit peu nostalgique de l'époque plus fusionnelle mais dites-vous que ce qui se passe dans la « bulle »de votre enfant est important. C'est un peu comme une chenille qui se retire dans son cocon pour préparer sa métamorphose !
Les troubles du sommeil
Le sommeil de la nuit n'est pas toujours paisible : en plus des cauchemars certains enfants vivront des terreurs nocturnes, du somnambulisme ou de la somniloquie. Et plus rarement encore - heureusement- les troubles du sommeil peuvent aller jusqu'à causer le décès subit du nourrisson.
Ce mauvais rêve, quel cauchemar !
Les cauchemars sont des réveils brutaux ou agités dus à l'imagerie anxiogène associée à un rêve. La fréquence de ces épisodes atteint un sommet vers 3 ou 4 ans pour ensuite diminuer progressivement et ne plus être qu'occasionnelle à l'âge scolaire. C'est quand le trouble du sommeil le plus fréquent, même dans la population adulte où 2% d'entre eux disent en être affectés au moins une fois par semaine. Les cauchemars surviennent durant la phase de sommeil paradoxal (ou sommeil léger), en général lorsque la nuit est déjà avancée. L'enfant qui se réveille à la suite d'un cauchemar reconnaît ses parents et cherche spontanément leur réconfort. Il se rappelle des images qui l'ont impressionné et, s'il est assez âgé pour s'exprimer, peut raconter l'histoire qu'il y associe, souvent de manière très détaillée.
La conduite pratique à adopter consiste à prendre l'enfant dans vos bras et à le rassurer. Il arrive que l'enfant refuse de se coucher dans son lit, de crainte de refaire le même mauvais rêve. Selon Piaget, l'enfant de 2 à 5 ans croit que le rêve est bien réel, qu'il se déroule dans sa chambre. C'est pourquoi lui dire: « Ce n'est rien, ce n'est qu'un cauchemar » ne l'aide pas beaucoup. Pour l'aider à surmonter sa frayeur, encouragez-le d'abord à libérer son émotion, à parler de son rêve. Donnez ensuite à l'enfant de l'information appropriée à son âge sur le caractère réel des cauchemars, par exemple «Le mauvais rêve se produit dans ta tête et non pour vrai. C'est une sorte de tour que te joue ton cerveau. Maintenant c'est terminé, tu peux te rendormir ». Laissez ensuite la porte ouverte ou allumez une veilleuse pour éviter le sentiment d'isolement.
Voici un truc qui peut marcher à l'occasion pour un enfant plus âgé dont les cauchemars se répètent: faites-lui dessiner son mauvais rêve, puis ensuite faites-lui déchirer la feuille pour qu'il «ne revienne plus ». Si le cauchemar récurrent est associé à une émission de télévision, veillez à ce que l'enfant ne la regarde plus, surtout dans les heures précédant le coucher.
La terreur nocturne: éprouvant pour le parent !
Entre 6 mois et 4 ans, environ 5% des enfants vivront un trouble du sommeil spécifique appelé « terreur nocturne », qui se produit au début de la nuit, dans une phase de sommeil profond. Le tout-petit, qui jusque-là dormait paisiblement, se met soudain à pousser des cris déchirants et à se débattre, en proie à ce qui semble une véritable panique. Les parents accourent et tentent de le rassurer, en vain. Lui parler ou le prendre ne change rien: l'enfant est confus, hébété, inconsolable et ne semble pas reconnaître ses parents. En fait, il se trouve encore endormi, dans un état voisin du somnambulisme, même s'il a les yeux ouverts. L'enfant ne peut pas raconter ce qu'il vit et n'en garde aucun souvenir. La meilleure solution consiste à empêcher l'enfant de se blesser, à rester calme et à attendre la fin de l'épisode, lequel ne dure en général que quelques minutes et se termine par l'endormissement de l'enfant. Cela ne laisse aucune angoisse ou séquelle cela l'enfant. En fait, les terreurs nocturnes sont davantage éprouvantes pour le parent!
La somniloquie
La somniloquie est le fait de parler pendant le sommeil, en général avec des propos décousus et plus ou moins bien articulés. Ces manifestations surviennent en général de manière sporadique, toujours à la même heure environ et sont innofensives.
Le somnambulisme
Le somnambulisme consiste en des déambulations 1 à 3 heures après l'endormissement soit durant le sommeil profond. Ce trouble du sommeil toucherait 1 à 6 % des enfants de manière régulière. Dans sa forme typique, l'enfant se lève, a les yeux grands ouverts mais est toujours endormi, présente un visage inexpressif et réalise des actes relativement élaborés comme éviter des meubles, descendre des escaliers, etc. Il faut garder à l'esprit que le somnambule est maladroit et peut se blesser ou tomber. La meilleure attitude est de le reconduire dans son lit sans tenter de le réveiller, ce qui le rendrait confus et désorienté. Ces épisodes durent habituellement moins de 10 minutes.
La mort subite du nourrisson
Voici une des plus grandes énigmes de la science du sommeil. La mort subite du nourrisson est le décès imprévu d'un bébé en santé âgé de moins d'un an. Les bébés âgés entre 2 et 4 mois sont les plus à risque. En 1999, 138 bébés décédaient de cette cause. Durant longtemps, on a pensé que faire dormir les bébés sur le ventre évitait qu'ils ne s'étouffent s'ils régurgitaient durant leur sommeil. Toutefois, différents chercheurs qui se sont intéressés à la mort subite du nourrisson ont constaté qu'elle survenait principalement chez les enfants dormant sur le ventre. C'est pourquoi il est maintenant recommandé de toujours coucher bébé sur le dos. Si l'enfant présente du reflux gastro-oesophagien, vous pouvez surélever la tête du lit d'environ 30 degrés afin d'éviter que du liquide ne remonte jusqu'à sa bouche. Vers l'âge de 5 ou 6 mois, il pourra se tourner seul. S'il se tourne durant la nuit, il n'est pas nécessaire de l'en empêcher. Par ailleurs, la fumée de cigarette secondaire augmente les risques de mort subite du nourrisson, il est donc préférable que personne ne fume près du bébé.
Dans le lit, évitez...
- Les matelas mous
- Les oreillers
- Les douillettes
- Les bordures de protection
- Les jouets en peluche
- De garder le plastique qui recouvre le matelas
- De trop couvrir l'enfant
L'agenda de sommeil
Voici un excellent pour vous aider - ainsi que votre médecin- à mieux cerner les difficultés de sommeil de votre enfant. Il s'agit de consigner pendant 15 jours les heures de lever et de coucher de l'enfant, celles des siestes et tous les événements particuliers qui les entourent (se relève 4 fois avant de se coucher pour telles raisons, sommeil calme ou agité, facilité ou non d'éveil, épisodes de cauchemar ou autre trouble, etc.). Ce protocole ultra-simple permet de voir si l'enfant dort suffisamment, de calculer son cycle biologique d'évaluer les troubles du sommeil et de mettre au point des interventions appropriées.
Ressources, livres et sites internet
Fais dodo mon trésor - Comment favoriser le sommeil de votre enfant de Sylvie Galarneau, Éditions MNH, 1999, Préface du Dr Gilles R. Lapointe
Oeuvrant en milieu scolaire à titre d'éducatrice spécialisée et elle-même mère de famille, Sylvie Galarneau nous confie dans ce livre chaleureux et accessible les secrets du sommeil de nos tout-petits et une foule de conseils pratiques pour favoriser son sommeil.
Mon enfant fait des cauchemars de Nicole Gratton, Éditions Stanké, 2000
Nicole Gratton a acquis une solide réputation ces dernières années dans le domaine du rêve. Elle propose dans ce livre de mieux comprendre la place du rêve et sa signification dans le sommeil de l'enfant, avec une attention particulière au « mauvais rêves», ceux que nos enfants redoutent.
Mon enfant dort mal de M.-J Challamel et M. Thirion - Éditions Pock et Book, 1993
Ce livre est une vraie mine de renseignements sur le sommeil, de la naissance à l'adolescence! Très scientifique tout en vulgarisant très bien, il aborde en détail la biologie du sommeil, les troubles les plus courants comme les plus rares et les diverses solutions qui s'offrent aux parents et intervenants. Voir aussi le site web : http://ura1195-6.univ-lyon1.fr
Caillou dort chez son ami de Nicole Nadeau, et CINAR animation, Éditions Chouette, 1998
Pour la première fois, Caillou est invité à dormir chez un ami! À l'enthousiasme du début succèdent des moments d'anxiété qui l'amèneront à appeler sa maman pour demander à rentrer à sa maison. Mais grâce à son ourson Octave, Caillou surmontera bien vite ses craintes et pourra profiter du reste de son séjour dans la joie.
Le personnage de Caillou est attachant et tous les enfants s'y reconnaissent sans peine. Au travers des péripéties de Caillou, l'enfant peut exorciser ses peurs et prendre contact avec des manières positives d'aborder les émotions qu'il vit.
Dans la même collection :
Caillou et le mauvais rêve de Hélene Desputeaux, Éditions Chouette, 1996
La petite fille qui détestait l'heure du dodo de Francine Hébert et Marisol Sarrazin, Éditions la Courte Échelle, 1995
Votre enfant fait tout un cirque quand vient l'heure de se coucher? Vite, lisez-lui ce charmant petit livre dans lequel une fillette capricieuse se voit conseiller par ses parents épuisés de compter les moutons! Une occasion de parler avec l'enfant des peurs du soir et des trucs pour s'endormir.
Site web formidable pour adulte et enfants « La grande aventure du sommeil » www.sommeil.org/index.html
Les 3 cerveaux
La neuropsychologie (et en particulier la théorie du Dr Paul MacLean) a découvert que le cerveau humain a évolué en trois cerveaux au cours de son évolution. Cette connaissance nous aide à mieux comprendre les réactions de l'enfant - et les nôtres!
Le cerveau comprend donc trois instances:
- La plus ancienne est le cerveau reptilien ou paléolithique (cerveau rouge sur l'image). Tout être vivant doit d'abord survivre. Le cerveau reptilien contient toutes les instructions permettant d'assurer la survie de l'individu. En plus de gérer les fonctions vitales telles que manger, dormir, respirer, etc., il comprend un répertoire de comportements en cas de danger. Ces conduites sont simples et instinctives comme d'attaquer pour se défendre ou de prendre la fuite. Il agit rapidement. Dans notre vie moderne le signal de danger activant le cerveau reptilien a peu de chance d'être la proximité d'un prédateur mais un stress causé par une situation, par exemple se retrouver bloqué dans un embouteillage tout en étant en retard à une importante réunion. Observez alors comme votre pouls et votre respiration va s'accélérer, comment vous serez facilement agressif avec d'autres conducteurs qui cherchent à se faufiler devant vous, exactement comme si vous étiez au prise avec un taureau qui veut vous foncer dessus! L'enfant réagit de la même manière au stress. Un enfant s'empare-t-il de son jouet? Le cerveau reptilien ainsi activé il crie, trépigne, griffe.
- Être un mammifère suppose avoir des rejetons dont il faut s'occuper. La nature a donc développé chez les mammifères un cerveau limbique (cerveau jaune sur l'image) permettant de vivre des émotions comme l'attachement et de reconnaitre sa progéniture grâce à des fonctions de mémorisation. Son répertoire de comportements émotionnels est plus large: peur, tristesse, joie, déception, frustration, attachement, jalousie, sympathie, etc. Sa vitesse de réaction est plus lente que celle du cerveau reptilien. Le cerveau limbique facilite le lien vers l'un ou l'autre des deux autres cerveaux, selon la situation. Si le sentiment éveillé est de la méfiance, cette émotion activera vraisemblablement le cerveau reptilien. Si le sujet se sent plutôt intrigué et curieux, c'est le néo-cortex qui sera stimulé.
- Si on compare le cerveau humain à celui de n'importe quelle autre espèce du règne animal, on constatera que l'homme possède un troisième cerveau hyper-développé: c'est le néo-cortex (cerveau vert sur l'image). Capable de rationalisation, de planification, de créativité, d'activités langagières ou symboliques comme les mathématiques et l'écriture, le néo-cortex a permis à l'humain de trouver des solutions aux problèmes et de créer toutes sortes d'outils, du couteau à l'ordi-nateur. Tous les processus d'apprentissage se font ici.
Il existe cependant un mécanisme qui "bloque" l'accès au néo-cortex quand un individu se trouve en cerveau reptilien ou dans une émotion négative qui active le cerveau reptilien. Par exemple, si vous êtes menacé par un chien qui gronde et montre ses dents vous pouvez avoir trois réactions possible:
- Si vous gardez votre sang-froid et restez en néo-cortex, vous allez "négocier" avec le chien en lui parlant doucement et en contrôlant vos mouvements pour l'apaiser et vous éloigner.
- Si vous éprouvez de la peur (cerveau limbique), votre néo-cortex va se bloquer. Vous aurez l'impresion d'avoir la tête vide et serez tout à fait incapable de réfléchir ou de vous enfuir. Vous risquez d'être attaqué par le chien.
- Cette situation peut aussi activer un signal d'alarme au cerveau reptilien. Dans ce cas vous aller prendre la fuite (on dit que la peur donne des ailes!) ou vous défendre. C'est l'instinct qui dicte votre comportement, vous n'avez aucune part de décision consciente.
Par conséquent, lorsqu'on veut enseigner à l'enfant une notion ou une règle de conduite, il faut le faire lorsqu'il est calme, reposé, en cerveau néo-cortex, et non quand il vit des émotions négatives ou est hors de lui (cerveau limbique ou cerveau reptilien). Un enfant qui se sent menacé ou qui vit des émotions négatives ne peut pas apprendre. Par contre, celui qui se sent en sécurité et ressent des émotions positives a toutes les conditions pour être réceptif et intégrer de nouveaux apprentissages.
Réf.: Richard, Mario - Les trois cerveaux dans le processus d'apprentissage, Revue Vie pédagogique, no 54, avril 1988, pp. 14-17
Des vacances pour votre enfant
Une amie, responsable en milieu familial, me confiait que certains enfants n'ont jamais de vacances. Non pas parce que leurs parents n'en prennent pas mais parce qu'ils en prennent... sans eux. Je ne parle pas ici d'une brève escapade que des parents vont prendre de temps à autre pour préserver leur vie de couple mais bien de vraies vacances, dites " familiales ". Elle me faisait part de la tristesse qui habite les tout-petits dans ces situations et de son étonnement, pour ne pas dire sa colère, face à cette conduite. Osons le dire : conduire un enfant à la garderie 5 jours par semaine et 52 semaines sur 52, cela révèle de la négligence envers certains de ses besoins et un égoïsme de la part des adultes qui disent ainsi mieux profiter de " leurs " vacances. Si au moins ce phénomène était isolé… mais il paraît, hélas, qu'il est en augmentation.
Le stress : même les enfants n'y échappent pas !
Si vous croyez que les enfants n'ont pas besoin de vacances, détrompez-vous ! Eux aussi vivent des stress,
tout comme les adultes. Il sont soumis, tout comme eux à un rythme de vie effréné et une accélération constante :
" Dépêche-toi, il faut partir, habille-toi, vite, vite, vite ! " On les réveille aux aurores pour les conduire,
encore tout ensommeillés, à la garderie. Là ils doivent s'adapter aux exigences de la vie de groupe et ils peuvent
vivre différents stress comme des difficultés à laisser aller le parent, des petites chicanes d'enfants, un bruit
parfois intense, des changements dans l'horaire de retour, etc. Ils doivent constamment s'adapter.
Trop d'activités ou de stimulis peut devenir une source de stress. Certains enfants se voient inscrits à une
multitude de cours éducatifs destinés à leur donner une " avance " ou à détecter et développer au plus tôt leurs
talents potentiels. Les attentes trop élevées de certains adultes et la crainte de décevoir qu'éprouvera
inévitablement l'enfant lui impose alors un stress de performance intense. Il n'est pas exagéré de dire que
certains enfants sont épuisés par ce gavage et ne rêvent, en fait, que de disposer de quelques heures par semaine
à ne rien faire.
Les changements dans la situation familiale créent de nouveaux stress pour l'enfant : nouveau bébé, divorce, deuil,
conflits entre les conjoints, recomposition familiale, déménagement, perte d'emploi d'un parent, un memebre de la
famille malade, etc. se répercutent inévitablement sur l'enfant. Ajoutez à cela le stress engendré par des
conséquences aléatoires dans les mesures disciplinaires, des comparaisons, la violence vue à la télévision ou dans
les jeux vidéo, les peurs que peuvent éprouver un enfant, des cauchemars, sans parler de l'entrée à l'école, les
devoirs et autres pour les enfants à l'âge scolaire.… et vous aurez une petite idée des stress que peuvent vivre
un enfant.
Comment les enfants réagissent au stress
Voici des signaux qui pourraient indiquer que votre enfant souffre de stress :
-
Il peut y avoir des manifestations physiques telles que nausées, maux de ventre,
insomnie, grincements de dents, asthme, irritations cutanées, tics nerveux ou autre somatisation;
-
Les manifestations psychologiques et comportementales sont fréquentes : tristesse, agressivité,
irritabilité, difficultés de concentration, désordre alimentaire, anxiété, timidité, repli sur soi,
agitation, refus d'aller à la garderie ou aux différentes activités, crises de pleurs interminables;
Les solutions pour diminuer le stress des enfants sont de deux ordres : limiter les facteurs de stress et augmenter
les facteurs de résistance au stress. Les vacances contribuent aux deux en brisant la course quotidienne d'une part
et en permettant à l'enfant de se reposer et de se ressourcer pour mieux résister aux stress par la suite.
Les bienfaits des vacances
Le Ministère de l'enfance et la famille a prévu quatre semaines de vacances annuelles, durant lesquelles la place
de l'enfant est réservée dans la mesure où le parents paie 7$ par jour, une somme tout de même raisonnable et qui ne
devrait pas interdire l'accès à des vacances pour l'enfant. Les enfants ont besoin de vacances avec leurs parents.
C'est un moment privilégié qui permet de renforcer les liens familiaux et d'avoir de beaux souvenirs communs. C'est
quelque chose qu'ils ne peuvent vivre avec personne d'autre. Tout comme pour les adultes les vacances ont pour effet
de briser la routine, de " recharger leur batterie ", d'avoir congé des perpétuelles consignes, de pouvoir dormir
tard le matin, flâner et rêvasser, faire des activités différentes. Et surtout d'être avec son parent dans un contexte
relaxant, de pouvoir jouer ensemble, resserer les liens, de participer à des activités inhabituelles et se fabriquer
ainsi de magnifiques souvenirs !
Des éducatrices de garderie remarquent que les enfants qui sont présents à l'année sont plus fatigués, irritables et
manquent souvent de concentration. Souvent ils ne trouvent plus autant de plaisir à participer aux activités de la garderie.
De plus ces enfants constatent que d'autres partent en vacances mais pas eux. Leur estime d'eux mêmes peut s'en ressentir,
et peuvent avoir l'impression qu'on se " débarasse " d'eux ou qu'ils ne sont pas assez gentils pour avoir des vacances. Ils
finissent inévitablement par se demander pourquoi ils ne peuvent pas, eux, prendre congé de garderie de temps en temps. Que
répondre à ça ? Surtout quand ils ont raison !
Les enfants ont besoin de vacances
Prendre des vacances ce n'est pas nécessairement partir au Club-Med le plus dispendieux avec accomodations pour les
tout-petits. Le Mouvement Québécois des Camps de vacances familiaux promouvoit des vacances familiales accessibles,
partout au Québec. Consultez leur site Web au
http://www.campsfamiliaux.qc.ca/mouvement/ Le camping est une autre manière
agréable de vivre un rythme de vie différent, en pleine nature, avec nos enfants. Les vacances peuvent aussi consister
en de multiples sorties, pique-niques, visites de jardins zoologiques ou botanique, musée, participation à des festivals
offrant des activités pour la famille, etc. Ou plus simplement de jouer avec notre enfant, de le faire participer avec
nous à la préparation des repas, de faire une bataille d'oreillers ou de parler autour d'un feu de camp. Toutes ces petites
choses qu'on n'a jamais le temps de faire le reste de l'année. Nos plus beaux souvenirs d'enfance restent liés à cette période
spéciale de l'année. Prenez des vacances avec votre enfant, vous pourrez en observer les bienfaits très longtemps. Bonne
vacances À TOUS!
Ressources
 Cédric - J'aime pas les vacances Laudec et Raoul Cauvin |
 Vive les vacances ! Édith Soonckindt |
 L'alphabet des vacances Philippe Jalbert, Éd. Fleurus |
Inscrire votre enfant à un sport : quand, comment ?
Saviez-vous que les jeunes d'aujourd'hui sont 40% moins actifs que ceux d'il y a 30 ans? Pas étonnant que même les enfants
connaissent maintenant des problèmes de surpoids. Pourtant les bienfaits de l'exercice physique sont bien connus. Pour les encourager
à bouger, bien des parents décident d'inscrire leur enfant à un sport individuel ou d'équipe. Mais ils sont parfois perplexes devant les
nombreuses activités proposées : quel sport choisir, à partir de quel âge, à quel rythme, quel type de sport pour quel type d'enfant, y
a-t-il des contre-indications?
A quel âge commencer ?
Entre 2 et 4 ans, l'enfant peut commencer à s'initier à différentes activités individuelles comme la natation, le judo, le patinage, etc.
Il s'agit ici d'initiations ludiques parfaitement adaptées aux contraintes et aux possibilités des très jeunes enfants dont la concentration et
l'habileté est limitée. Ces activités d'éveil ont pour avantage de les aider à structurer leurs mouvements et à maîtriser leurs capacités
psychomotrices.
Vers 5-6 ans, l'enfant maîtrise mieux ses gestes et sa coordination et socialise de plus avec les autres. Il commence également à comprendre le
concept des " règles du jeu " et à en tenir compte. On pourra alors débuter les sports d'équipe petit à petit.
À partir de 7 ans l'enfant a acquis un meilleur contrôle de son corps, (équilibre, latéralité, coordination, etc.). Il est alors capable de tenir
une raquette ou un bâton de hockey, de se positionner sur le terrain, de rattraper une balle ou une rondelle et de la renvoyer avec une certaine
trajectoire intentionnellement.
Pour ce qui est de la fréquence de l'activité, il faut également l'adapter à l'âge de l'enfant. Pour les enfants d'âge préscolaire cela peut aller
d'une quinzaine de minutes à une heure par semaine. Bien des entraineurs de sport estiment qu'un enfant d'âge scolaire de niveau primaire ne devrait
pas faire plus de 3 heures de sport par semaine, en dehors de ses heures de classe.
Quel sport choisir ?
Certains préconisent de choisir un sport qui corrige ses points faibles. Il manque d'assurance ? Faites-lui faire du karaté. Elle est timide ?
Inscrivez-la dans un club de soccer. Ces conseils, même s'ils paraissent logiques, ne donnent pas toujours le résultat escompté. Ils peuvent
fonctionner comme ils peuvent tout simplement dégoûter votre enfant de ces sports.
Les dispositions dites " naturelles " ne sont pas non plus gage de succès. Inscrire la fillette au ballet juste parce qu'elle est grande,
ou le garçon agressif à des sports de combat n'est pas nécessairement un service à leur rendre.
La motivation de l'enfant doit doit demeurer le premier critère dans le choix d'une activité sportive. Il doit avoir envie de pratiquer ce
sport ! Les parents peuvent l'inciter, l'encourager, mais ils ne doivent surtout pas le forcer. Il suffit donc de leur proposer les activités
offertes dans votre municipalité et d'être à l'écoute de ses désirs. Il faut aussi lui permettre d'en essayer plusieurs, ce qui est souvent
nécessaire avant de trouver le bon. Ce n'est en aucun cas un signe d'instabilité. À moins d'incompatibilité évidente avec le sport choisi,
demandez-leur cependant de faire une session de cours avant de changer, question de pratiquer leur persévérance. Évitez les projections parentales
du genre " Je n'ai pas pu faire de tennis quand j'étais petite alors tu vas en faire ! "
Tous les sports sont bénéfiques et comportent des caractérisques dont il faut tenir compte dans la sélection. Les sports individuels comme le
patinage, la danse, la gymnastique ou la natation n'exigent pas de gérer des partenaires ou des adversaires. Les sports d'équipes pratiquent
quant à eux la socialisation, le respect de l'autre, le partage de l'effort et le " fair-play " en cas de perte de la partie.
Y-a-t-il des contre-indications ?
Tous les enfants peuvent bénéficier de la pratique d'une activité sportive, que ce soit pour canaliser un trop-plein d'énergie, pour pratiquer
la maîtrise de soi et le respect des autres, pour permettre au corps de se développer sainement ou tout simplement pour s'amuser et se faire des amis.
Il faut cependant éviter la musculation qui peut abîmer les cartilages de croissance situés au bout des muscles et nuire au développement harmonieux du
corps de l'enfant.
Finalement quand les enfants en font "trop", il faut essayer d'évaluer si l'enfant fait du sport par goût ou par obligation. La demande vient-elle de
l'enfant ou… du parent? La compétition prend-t-elle le pas sur le plaisir de jouer ? Faire du sport, ce n'est pas seulement pour battre des records mais
aussi pour s'amuser.
Ressources
Livre "Quel sport pour quel enfant ?" de Michel Binder pédiatre, Editions Marabout, 2005
La conciliation travail-famille
Nous entendons de plus en plus parler de conciliation-travail famille. Ce terme fait
référence à la gestion des responsabilités familiales envers les enfants, les parents
âgés, un membre de la famille handicapé ou un conjoint en relation avec le rendement que
l'on doit donner au travail. Comment arriver à tout faire sans se sentir vidé, tout en prenant
soi de soi, de sa croissance personnelle et de son environnement ? Les exigences sans cesse
croissantes du marché du travail et les responsabilités familiales sont de plus en plus
difficiles à assumer pour bon nombre d'adultes. Le stress causé par un déséquilibre risque
de provoquer des ennuis de santé ou des difficultés relationnelles et familiales, entrainant
des coûts substantiels en soins de santé et en services sociaux. L'entreprise en subit, elle aussi,
les contrecoups. Les retards au travail, l'absentéisme et la baisse de rendement du personnel affectent
sa productivité.
Comment reconnaître si votre vie est équilibrée ?
Voici la définition que donne le gouvernement d'une vie équilibrée: " Les personnes qui se sentent
équilibrées sont satisfaites de leur travail et de leur vie familiale. Elles assument leurs multiples
responsabilités à la maison, au travail et dans la communauté sans culpabilité et sans regret. Elles sont
en bonne santé physique et émotionnelle, elles ont une vie sociale positive, elles se sentent en contrôle et
leur processus décisionnel reflète des choix plutôt que des sacrifices imposés. À l'inverse, vous savez que
votre vie est déséquilibrée si vous vous sentez constamment fatigué; si vous ressentez que vous courez sans
cesse sans jamais atteindre votre but; si vous sentez que vous n'avez ni le choix, ni le contrôle; lorsqu'au
lieu de vous sentir en possession de vos moyens, tout semble vous tomber dessus; lorsque la liste des choses qui
restent à faire est beaucoup plus longue que celle des choses accomplies; lorsque le négatif prend le dessus
sur le positif. "
Quelles ont les mesures que les employeurs peuvent prendre ?
Les gestionnaires des entreprises et les politiciens se penchent de plus en plus sur un meilleur aménagement
du temps de travail, des horaires de travail plus souples, la possibilité de télé-travail, des congés pour responsabilités
parentales et familiales, des aides financières, l'accès à des garderies et autres politiques. Une garderie sur les lieux
de travail est une initiative des employeurs de plus en plus appréciée et souvent perçue comme un avantage social important.
Savoir leur enfant proche peut diminuer le stress des parents qui travaillent et les sécuriser. Certaines entreprises choisissent
d'ouvrir les portes de la garderie à la communauté environnante, une excellente manière pour l'entreprise de s'impliquer
dans la collectivité et de soigner son image corporative.
Quelques trucs pour mieux s'organiser dans la maison...
Le désordre dans la maison nuit à votre qualité de vie, vous occasionne du stress et vous fait perdre du temps. Les conseils
ci-dessous vous aideront à libérer de l'espace dans votre domicile et ne pas vous laisser déborder !
- Optez pour une décoration plus sobre, moins de bibelots ramasse-poussière ! Gardez uniquement ce dont vous pensez réellement
avoir besoin. Pour vous débarrasser de vos objets inutiles, organisez une vente de garage (qui vous permettra, incidemment,
d'arrondir votre fin de mois) et donnez le reste à un organisme de charité ;
- Dans chaque pièce, groupez les objets par catégories et/ou par zones d'activités: le dodo, les jouets, le bricolage, les
livres, les vêtements, etc. Comme disait ma mère " Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place ! " Utilisez les bacs
de plastique superposés munis de roulettes ou des étagères au mur pour un rangement rapide des objets. Limitez le nombre de
jouets disponibles et faites régulièrement une rotation. Ceci aura pour avantage de maintenir plus facilement l'ordre et de
créer un intérêt pour les jouets puisqu'ils sont régulièrement changés ;
- Dans les chambres, identifiez le contenu de chaque tiroir de la commode, en y collant une image ou une étiquette. Ceci
permettra à l'enfant de ranger ses vêtements au bon endroit sans votre aide ou de les trouver plus rapidement ;
- Pour empêcher le phénomène des vêtements et des sacs qu'on laisse traîner au sol, installez des crochets;
- Affichez bien en évidence, sur le réfrigérateur, les numéros de téléphones importants ou dont vous vous servez régulièrement :
CPE, bureau de papa, bureau de maman, grand-mère, médecin, etc.
...et pour gagner du temps
Les parents manquent de temps : voilà ce qui ressort le plus des enquêtes et des études menées en matière de conciliation travail-famille.
Il faut donc envisager un réaménagement du temps.
- Cuisinez une quantité double de celle dont vous avez besoin pour votre repas et congelez l'autre moitié. Vous disposerez ainsi d'un
en-cas vite prêt le jour où vous manquerez de temps ;
- Faites le tri entre le nécessaire et le superflu : est-ce si grave si la balayeuse est passée à tous les deux jours plutôt qu'à tous les
jours ? Ou si vous mangez des pâtes à la place du bœuf bourguignon qui demande 50 minutes à préparer? Renoncez à être perfectionniste;
- Achetez des vêtements qui ne demandent pas de repassage ou de nettoyage à sec;
- Expliquez la situation à vos enfants et dès qu'ils sont assez âgés, faites-les participer, à leur mesure, aux tâches domestiques.
La famille est une communauté et ils doivent apprendre à faire leur part à mesure qu'ils grandissent et non à se faire servir comme des pachas ;
- Déléguez ! Si vos moyens le permettent, engagez une personne pour faire le ménage ou autres tâches de la maison ;
- Calculez vos déplacements et maximisez-les. Recensez les services et les commerces de votre quartier et utilisez-les plutôt que de vous déplacer
plus loin pour le même service. De même, utilisez ceux qui livrent à domicile ;
- Sachez tirer parti des outils que la technologie met à votre disposition. Pour éviter embouteillages, stress et pertes de temps, commandez vos
cadeaux, vos vêtements ou payez vos factures par Internet ;
- Invitez tous les membres de votre famille à adopter cette règle simple : on ne quitte jamais une pièce sans emporter un objet à ranger ;
- Ouvrez votre courrier près de votre bac à recyclage et jetez immédiatement les publicités dont vous n'avez pas besoin. Vous éviterez ainsi
de transformer votre comptoir de cuisine en un amas de prospectus inutiles ;
- N'hésitez pas à demander de l'aide ou du support auprès de vos parents, amis et voisins ou encore faites des échanges de services. N'oubliez
pas non plus les organismes communautaires de votre quartier qui peuvent être une ressource inestimable ! Vous pouvez ainsi envoyer vos enfants à
la maison de la famille après l'école où des devoirs supervisés sont souvent organisés, faire une popote collective avec votre voisine et échanger
des plats, recevoir de l'aide à domicile pour s'occuper de votre parent malade. N'oubliez pas que l'entraide est un puissant moyen de mieux s'en
sortir... et de se faire des amis !
En conclusion
Élever des enfants est une tâche à temps plein. Mener une carrière aussi. Il m'arrive parfois de me demander si on ne nous demande pas (et surtout aux femmes !)
l'impossible. En attendant que toutes les belles intentions du gouvernement soient réalisées, la conciliation travail-famille demeure, pour beaucoup de
travailleurs et travailleuses, un véritable casse-tête !
Mon enfant entre à l'école bientôt
L'entrée à l'école maternelle ou en 1ère année constitue un grand moment, attendu tant par l'enfant que par le parent. L'image classique du tout-petit en
pleurs et refusant de se séparer de son parent le premier jour d'école est plus rare avec l'habitude qu'on maintenant les enfants de fréquenter la garderie,
mais il peut arriver que l'angoisse et l'insécurité soit présente. Comment aider votre enfant à faire cette transition ?
Avant la rentrée
- Acceptez l'idée que votre enfant entre à l'école. Certains parents, surtout lorsqu'il s'agit de l'aîné ou du petit dernier, ont du mal à laisser partir
l'enfant, consciemment ou inconsciemment ;
- Faites-lui connaître à l'avance le milieu dans lequel il évoluera. En jouant à l'école, en lui faisant visiter les lieux, en situant avec lui le trajet
de la maison à l'école et en lui expliquant le déroulement de ses futures journées, l'enfant aura des points de repère qui faciliteront son adaptation ;
- S'il peut faire connaissance avec des enfants qui fréquenteront la même classe que lui, cela l'aidera à ne pas se sentir seul les premiers jours de classe ;
- Préparez une tenue vestimentaire adaptée au milieu social où il se trouvera. Évitez de singulariser votre enfant par des vêtements qui seraient différents
des autres en général.
Le jour de la rentrée
- Certaines écoles organisent un accueil spécial avec les parents. Un parent accompagne alors l'enfant pour la première demi-journée de classe. D'autres
écoles jumellent chaque enfant de maternelle avec un enfant d'une classe plus âgée et c'est l'élève plus grand qui fait visiter l'école au tout-petit.
Cette dernière méthode a l'avantage de créer des liens avec d'autres enfants de l'école ;
- Présentez votre enfant au professeur et surtout établissez un contact personnalisé avec ce dernier. Faites-lui part des caractéristiques spéciales
de votre enfant ou de ce qui peut l'aider à s'intégrer à son nouveau milieu ;
- S'il pleure au moment de la séparation, sachez surmonter votre propre émotion et ne pas éterniser votre départ. Dites-lui : "C'est ton premier jour
d'école. Moi, je dois aller travailler (ou autre tâche). Va avec ton professeur et les autres enfants et tu me raconteras tout à l'heure ce que vous avez
fait." Vous pouvez aussi lui parler de vous-même, quand vous avez fait votre premier jour de classe. "Moi aussi j'ai trouvé cela un peu difficile le
premier jour, mais je me suis rapidement fait plusieurs amis."
- Accueillez-le à la sortie, si vous le pouvez. Recueillez ses premières impressions. Si elles sont positives, montrez votre plaisir. Si elles sont
mitigées, mettez l'accent sur les points positifs et rassurez-le sur le fait qu'il faut un peu de temps pour s 'adapter, un peu comme pour un déménagement.
Et après
- Gardez, pour votre enfant, des heures de sommeil régulières car il sera fatigué et aura besoin de dormir à un rythme stable ;
- Il faut compter 3 à 4 semaines pour une première adaptation superficielle, puis 3 à 4 mois pour une adaptation plus en profondeur.
Doit-il savoir lire et compter avant d'aller à l'école ?
La concurrence existant dans notre société est telle que certains parents se demandent s'il est bon de donner une certaine avance à leur
enfant en leur apprenant des notions de base avant l'entrée à l'école. S'il est vrai que certaines connaissances peuvent donner confiance à
l'enfant ou l'aider à s'ajuster en cas de dérogation scolaire, il n'est pas souhaitable qu'il connaisse le programme de son année scolaire
avant même de l'avoir commencé, car alors l'école risque de lui paraître ennuyeuse. De plus, avoir appris certains rudiments trop tôt et sans
méthode pourrait même nuire à ses futurs apprentissages. Enfin, l'enfant se retrouve en position de "moi, je sais déjà" par rapport aux autres
élèves, ce qui peut nuire à son intégration sociale. Cela ne veut pas dire que le parent ne doit pas stimuler son enfant! Mais les habiletés
de base que l'enfant doit acquérir sont surtout de l'ordre de l'autonomie.
Les acquis souhaitables avant l'entrée à l'école
À son entrée à la maternelle, il serait bon que l'enfant :
- Puisse s'identifier, connaître son nom, son âge;
- Ait une bonne motricité globale, par exemple, monter et descendre un escalier, faire des culbutes, se tenir sur une jambe, faire du vélo,
attraper et lancer un ballon, etc.;
- Ait développé sa motricité fine, en particulier qu'il sache découper avec des ciseaux, tenir un crayon, empiler des pièces de monnaie,
boutonner et déboutonner un gilet, plier une feuille de papier, enfiler des perles sur une ficelle pour faire un collier, etc.;
- Puisse reconnaître les différentes parties de son corps;
- Sache distinguer la gauche de la droite sur lui et sur autrui;
- Soit capable de se situer dans l'espace avec les notions dessus, dessous, devant, derrière, près, loin, etc. et reconnaisse son quartier, sa rue;
- Connaisse les formes rond, carré, triangle, rectangle;
- Possède des notions de temps comme les jours de la semaine, les heures, les minutes, hier, aujourd'hui, demain, lent, rapide, etc.;
- Soit capable de mémorisation visuelle et auditive;
- Soit suffisamment autonome sur le plan affectif, capable de vivre une séparation temporaire d'avec ses proches.
Ressources
 Camille et la rentrée des classes Aline de Pétigny, Nancy Delvaux |
 J'ai pas peur de l'école Jack Delaroche, Christel Desmoinaux |
 Prêt pour l'école Éditions Boomerang |
 Benjamin va à l'école Paulette Bourgeois |
 Préparez votre enfant à l'école Louise Doyon, Éd. De L'Homme |
|
Tu peux y aller tout seul (traverser la rue ou aller chez un ami)
Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quel âge on pouvait laisser un enfant faire un court trajet seul : chez Mamie qui reste à côté, chez son meilleur
ami à quelques maisons, au parc du coin de la rue, de la maison à l'école...
Ça dépend...
Il y a plusieurs points à considérer avant de permettre à l'enfant de se déplacer seul pour un court trajet: habitez-vous un village ou êtes-vous en zone urbaine,
les rues environnantes sont-elles peu fréquentées ou la circulation y est-elle importante, votre enfant a-t-il un bon sens de l'observation, est-il lunatique,
explorateur, confiant ou raisonnable ? Votre enfant est-il de petite taille donc plus difficile à repérer ? Et vous, comme parent, êtes-vous détendu et confiant
ou du genre angoissé ou traumatisé par les histoires de disparitions d'enfants ?
Il ne faut pas oublier que le champ visuel des enfants est plus restreint que celui des adultes soit environ le 2/3, ceci étant dû à leur plus petite taille et à
leur vision périphérique moins développée. Ils ont du mal à évaluer les distances, la vitesse ou la provenance d'un bruit, en particulier à dire si un bruit se
rapproche ou s'éloigne. Leur raisonnement peuvent induire les tout-petits en erreur : ils peuvent, par exemple, avoir l'impression qu'un petit véhicule roule plus
lentement qu'un gros ou croire que les phares des véhicules sont des yeux donc que le véhicule peut les voir. Leur jugement est aussi moins aiguisé que celui de
l'adulte, ce qui est tout à fait normal compte tenu leur inexpérience et de leur développement cognitif. Ils sont donc moins aptes à choisir la bonne réaction en
cas d'imprévu.
Laisser l'enfant expérimenter un trajet en solo trop tôt peut développer de l'insécurité, de l'angoisse et affecter sa confiance en lui. Vécu positivement cela a
par contre l'effet d'augmenter son autonomie et son estime de lui-même… d'où l'importance d'un apprentissage progressif. Vous pouvez, par exemple, le laisser à
quelques mètres de la porte d'entrée de sa grand-mère, tout en ne le quittant pas des yeux, jusqu'à ce qu'il soit entré dans la maison. Puis augmenter petit à
petit les distances en diminuant la supervision. Les avis divergent quant à l'âge moyen où on peut le laisser se déplacer pour un petit trajet sans être accompagné
d'un adulte ou d'un enfant plus âgé. Plusieurs experts fixent cette limite à 8 ans.
Comment le préparer
Il y a beaucoup de choses à connaître et à pratiquer avant de pouvoir se déplacer en toute sécurité et avec confiance. Il importe donc de commencer tôt et d'y
aller progressivement. Voici quelques points de repères pour savoir si votre enfant est prêt :
- Commencez par demander à votre enfant comment il se sent par rapport à la perspective de se déplacer seul. Certains sont enthousiastes, d'autres réticents.
Il peut avoir peur de se perdre, se demander ce qu'il doit faire si quelqu'un lui pose des questions, hésiter à traverser à un carrefour ou au contraire avoir
envie de tout explorer et dévier du trajet pour flâner. S'il est craintif, il faut d'abord le rassurer en lui disant que vous allez d'abord lui montrer comment
faire et ne le laisser aller seul que lorsqu'il sera confiant. S'il est trop intrépide et imprudent il convient de lui faire prendre conscience des dangers
possibles de la rue - sans pour autant l'effrayer.
- Enseignez les règles de sécurité telles que :
- Reconnaître les panneaux indicateurs aux intersections
- Marcher sur les trottoirs et face à la circulation
- Traverser aux intersections. Toujours arrêter, regarder de chaque côté, écouter et regarder à nouveau pour s'assurer que la voie est libre avant
de s'engager sur la rue. Les enfants doivent connaître les signaux permettant aux piétons de traverser, mais ils ne doivent pas s'y fier à
100%. Attention à la pensée magique : l'enfant peut croire qu'il suffit de regarder pour être en sécurité ! Rappelez-leur de vérifier si toutes les
voitures sont bien arrêtées et d'être sûr d'être vus (par exemple en regardant les automobilistes dans les yeux) avant de traverser.
- Ne jamais courir après un ballon, un animal
- Ne jamais passer entre deux voitures stationnées
- Se méfier des sorties de garages ou des ruelles ou peuvent déboucher des voitures
- Il faut répéter - et faire répéter à l'enfant - régulièrement ces règles de sécurité car les jeunes enfants sont insouciants et facilement impulsifs. Un
bon moyen consiste à jouer lui avec des petites voitures. Nommez et commentez aussi les règles de sécurité et les comportements sécuritaires ou dangereux lorsque
vous vous promenez à pied, à vélo ou en voiture.
- Planifiez un trajet et faites-le plusieurs fois avec lui. Montrez à votre jeune comment observer des points de repères - " Ici il y a une maison rouge, la maison
de grand-maman est juste à côté de la pharmacie. " Une fois le trajet établi, mettez-vous d'accord pour qu'il n'en dévie pas. Ainsi, en cas de retard, vous saurez
où aller le chercher. Insistez : " Si tu n'arrives pas à l'heure, j'irai à ta rencontre, donc je dois être sûre que tu respectes le trajet convenu. "
- Évidemment, suivez vous-mêmes les règles que vous voulez que l'enfant respecte. N'oubliez pas que ce sont de petits copieurs il vous faut donc montrer
l'exemple !
- Pratiquez sa mémoire - assurez-vous, entres autres, que votre enfant connaît son adresse et son numéro de téléphone. Il faut aussi s'assurer qu'il sache
quoi faire en cas de problème.
- Inversez les rôles en faisant l'exercice où il doit vous conduire d'un point à un autre.
- Une fois tous ces éléments nommés, pratiqués et intégrés, votre enfant est prêt à y aller tout seul, avec votre supervision à distance d'abord, puis
de manière totalement autonome.
Finalement n'oubliez pas de le féliciter. Les mots-clé : " Tu as bien compris tout ce que je t'ai montré, je suis fière de toi, de te voir devenir grand ! "
Ressources
Pour apprendre avec Caillou visitez le http://pbskids.org/caillou_french/grownups/safety/safetytips_pedestrian.html
Se rendre à l'école en toute sécurité, un site éducatif avec des jeux interactifs pour 4 ans et plus sur la sécurité http://www.csdm.qc.ca/recit-adapt-scol/Coffre/Rentree/securite.htm
Sécurijeunes Canada à http://www.safekidscanada.ca/FRENCH/
12 trucs pour favoriser l'harmonie entre nos enfants
Les aptitudes pro-sociales ne s'apprennent pas toutes seules! Les parents et les éducateurs sont des guides importants pour enseigner et mettre en place les
conditions qui permettront aux enfants de vivre en harmonie les uns avec les autres. Voici 12 trucs pour y arriver.
- Ne comparez pas deux enfants entre eux. Décrivez plutôt ce que vous ressentez ou la conduite à adopter dans cette situation. Par exemple, ne dites pas
à un enfant: "Étudie comme ta sœur et tu y arriveras!" mais plutôt "Qu'est-ce qui pourrait t'aider à apprendre cette notion?"
- Ne montrez pas de manière évidente une préférence marquée envers un enfant. Quand un enfant vous demande : " Qui préfères-tu? ", insistez sur le fait que
vous aimez chacun de façon spéciale.
- Attention au mythe de l'égalité matérielle! Au lieu de donner la même chose à tous, donnez à chacun selon ses besoins. Par exemple si votre fils vous dit:
"Ce n'est pas juste, mon frère a eu plus de crêpes que moi!", ne vous attachez pas à démontrer le contraire mais allez directement au besoin en demandant
"Est-ce que tu as encore faim? Je peux te faire d'autres crêpes si tu veux".
- Quand un enfant exprime des sentiments négatifs, ne les réprimez pas (ce qui ne s'exprime pas s'imprime!) mais utilisez l'écoute active c'est-à-dire
reflétez les sentiments de l'enfant. Voir le livre de Thomas Gordon, "Parents efficaces".
- Ne tolérez pas les actes agressifs ou les paroles verbales trop blessantes. Il faut tout simplement les interdire et les canaliser de façon acceptable.
Quelques suggestions: inviter l'enfant à frapper dans un coussin ou un " punching-bag ", utiliser des marionnettes, etc.
- Soyez cohérent dans vos directives. Entendez-vous avec votre conjoint ou avec toute autre personne qui participe à l'éducation de l'enfant pour que vos
exigences soient les mêmes, au moins sur les points essentiels.
- Ne récompensez pas la rivalité, récompensez l'harmonie! Tous les enfants aiment avoir de l'attention. Si vous leur donnez le choix entre leur donner de
l'attention quand ils agissent bien et leur en donner quand ils agissent mal, ils choisiront, la majorité du temps, la première sorte d'attention. Il est
important de féliciter les enfants et de montrer votre contentement quand ils s'entendent bien.
- Les étiquettes confinent les enfants dans un rôle. Changez votre perception et donnez la chance à vos enfants de changer.
- On devrait permettre à chacun d'avoir son espace, ses goûts, ses activités et ses amis, surtout lorsque nos enfants sont d'âges bien différents. Lorsqu'on
les oblige systématiquement à partager leurs jouets, vêtements, friandises etc., l'intolérance s'installe rapidement. Il faut être réaliste dans les exigences
que l'on a envers nos aînés et ne pas les responsabiliser de façon excessive. Aidez aussi votre enfant à se faire des amis.
- Ce que l'on a vécu avec nos frères et sœurs dans notre enfance peut parfois continuer à nous influencer, à notre insu. Parlez à vos enfants de votre propre
enfance, de ce que vous avez vécu, de ce que vous avez ressenti quand vous viviez des conflits similaires aux leurs. Expliquez leur ce que vous cherchez à
améliorer entre eux et pourquoi. Partagez votre rêve d'une meilleure harmonie dans la famille.
- Évitez les sermons, les cris, les blâmes; ils permettent à l'adulte de se défouler mais n'ont aucun impact positif sur les relations entre les enfants.
De même, punir tous les enfants pour la mauvaise conduite d'un ou deux d'entres eux ne règle rien. Gérez votre stress et clarifiez le code de conduite avec vos
enfants. Essayez de trouver des jeux, tâches ou projets communs où toute la famille pourrait collaborer et s'amuser.
- Enseignez à votre enfant qu'il y a 2 sortes de rapportage. Acceptez le bon rapportage (quand une personne est en danger ou que des objets sont en jeu) et
n'accordez qu'un minimum d'attention à tous les autres.
Êtes-vous visuel, auditif ou kinesthésique ?
S'il y a un point commun, universel, qui relie tous les êtres humains quel que soit la race, la langue, la religion, l'âge, le sexe ou la culture, c'est que nous
avons tous les mêmes cinq sens de base pour appréhender le monde qui nous entoure. En effet, les organes des sens, la vue, l'ouie, le toucher, l'odorat et le goût
sont les premiers outils qui nous permettent de recueillir des informations, lesquelles sont envoyées à notre cerveau qui les traduit en représentations mentales.
Le VAK - Visuel, Auditif, Kinesthésique - est une théorie de la communication qui part du postulat que les gens communiquent en privilégiant un de leur cinq sens.
Lorsque la personne communique en privilégiant la vue, on la qualifie de visuelle, un profil se retrouvant chez environ 40% de la population. Une proportion
semblable a une prédominance vers l'écoute: il s'agit des auditifs. Un troisième canal de perception, touchant environ 20% des individus, communiquent d'avantages
par le sens du toucher: ce sont les kinesthésiques - de esthésie, sensation et de kiné, mouvement - codifient ces représentations sous forme de sensations et
d'émotions.
Les bénéfices d'un tel outil sont multiples. Pour chacun il sera possible de mieux faire passer son message auprès d'un interlocuteur quel qu'il soit (son enfant,
son conjoint, son supérieur, son collègue de travail, etc.) en respectant son mode de communication dominant et de diminuer par conséquent son niveau de stress.
Les parents apprécieront de restreindre les répétitions auprès de leur jeunes et d'obtenir plus facilement leur collaboration. Les conjoints, en comprenant et
acceptant leurs différences respectives, découvriront comment minimiser les points de tensions qui énervent leur partenaire et manifester leur affection par le
moyen le plus apprécié de l'autre. Pour le professeur il s'agira de maximiser les apprentissages de ses étudiants en utilisant toutes les portes d'entrées
sensorielles: les images mentales (vidéo mentale), les pensées (discours interne) et les sensations (simulation). Au travail, un employé pourra réduire les
frustrations et les malentendus avec ses collègues ou son supérieur.
Quelques caractéristiques de chaque profil
Habillement - le visuel aime être bien mis, suivre la mode, coordonner les couleurs. Il accorde de l'importance au "look", aux vêtements griffés, aime les accessoires
et les bijoux. Pour l'auditif, l'apparence importe peu et il choisit plutôt sa garde-robe en fonction du rapport qualité-prix. Sa mise est souvent plus conformiste,
les couleurs de ses vêtements plus classiques. Le kinesthésique est sensible aux textures et privilégie le confort avant tout! Son apparence est relaxe et
décontractée.
Regard - le visuel regarde en haut et balaie un large champ de vision. Quand il réfléchit, son regard se porte spontanément vers le haut. Il établit un contact
visuel avec son interlocuteur et a l'impression que celui-ci ne l'écoute pas vraiment s'il ne le regarde pas. L'auditif regarde face à lui aussi bien lorsqu'il
parle que lorsqu'il pense. Ses yeux peuvent bouger d'un côté à l'autre mais toujours sur le pan horizontal. Il n'établit pas nécessairement un contact visuel
lorsqu'il s'adresse à une autre personne. Le kinesthésique regarde vers le bas, comme concentrée dans son monde intérieur, son champ visuel est ainsi limité.
C'est celui qui croise un ami sans le voir!
Gestuelle - Le body langage du visuel va vers l'avant, aussi bien lorsqu'il se déplace que lorsqu'il est assis. Verbo-moteur, il gesticule autant qu'il parle et
il a tendance à pointer du doigt! ! Il se place face à son interlocuteur. L'auditif présente une attitude rigide. C'est la personne droite comme "i", aux épaules
bien rejetée vers l'arrière, son corps dégage une impression de manque de souplesse. Il tient ses bras ou ses mains croisés, a une sorte d'économie dans les
mouvements. L'attitude relaxe du kinesthésique est facile à repérer. Il s'assoit vers l'arrière dans une pose confortable. Ses mouvements sont arrondis, ses paumes
souvent vers le haut. Il aime toucher son interlocuteur et par conséquent se tient souvent près de l'autre quand il est debout.
Mémorisation - le visuelle a une mémoire est photographique. Il mémorise plus facilement ce qu'il voit que ce soit un trajet pour se rendre à un endroit, une notion
abstraite, etc. L'auditif a une mémoire enregistreuse c'est-à-dire qu'il apprend par l'écoute et se parle souvent à lui-même. Il peut répéter facilement ce qu'il
a entendu. Le kinesthésique a une mémoire sensuelle qui associe des souvenirs à une odeur, une sensation, une ambiance. Il retient mieux ce qu'il a expérimenté.
Tempérament - Le visuel est un extroverti qui s'exprime facilement. Il est équilibré et sensé. On retrouve plutôt des personnes introverties et analytiques chez
les auditifs. C'est une personne cérébrale et déterminée. Le kinesthésique est branché sur le "feeling". Il est imprévisible et imaginatif.
Prise de décision - Le visuel prend ses décisions de manière impulsive. Agissant rapidement, ses décisions sont plutôt à court terme. S'il programme davantage
à long terme il agit tout de même très vite, quitte à corriger sa stratégie au fur et à mesure des événements. L'auditif reporte sa décision pour prendre le temps
d'envisager toutes les alternatives mais par contre est fiable une fois qu'il s'est décidé. Le kinesthésique a énormément de difficulté à prendre une décision et
peut changer d'idée maintes fois ou regretter son choix après coup.
Ce ne sont là que quelques uns des 30 critères de base permettant d'identifier chaque profil.
VAK et les enfants
En général, tout jeune enfant est kinesthésique. Observez comme votre bébé met tout dans sa bouche et comment votre tout-petit qui commence à explorer le monde
manipule ! Cependant les préférences auditives et visuelles apparaissent rapidement .
Le bébé visuel est curieux et éveillé. Il regarde partout et fais tout pour attirer votre attention afin que vous le regardiez ! Les peurs des enfants visuels
concernent la noirceur, des personnages, un motif de tapisserie qui ressemble à un monstre, bref un élément visuel. Il vous demande constamment " Regarde-moi ! ",
indiquant par là son besoin de contact visuel mais pouvant être parfois harassant ! Il est coquet et aime être bien habillé. Lorsque vient le temps d'encadrer
ses comportements, l'enfant visuel a besoin d'explications précises, si possibles accompagnées d'images ou d'une démonstration.
Le bébé auditif est calme et bon dormeur. Il n'attire pas l'attention par son babillage ou ses gesticulation mais écoute plutôt. Les peurs des enfants auditifs
concernent le tonnerre, la chasse d'eau de la toilette ou tout autre bruit fort ou inquiétant. Il aime vous parler, poser des questions, raconter toutes sortes
de choses sollicitant par le fait même votre écoute. Quand on lui interdit quelque chose, l'enfant auditif a besoin d'explications logiques. Les techniques
disciplinaires les plus efficaces avec lui feront appel à l'audition comme les compliments, les contes métaphoriques.
Le bébé kinesthésique aime le bain et raffole des caresses. Il est très bon dormeur mais dès le réveil il a besoin de vous sentir et réclame vos bras. Les peurs
des enfants kinesthésiques concernent les piqûres, la douleur, la peur de tomber, la peur d'être enfermé, bref une expérience désagréable. Il dit souvent
" Laisse-moi faire ! " ou " Je suis capable ! ". Lorsque vient le temps d'encadrer ses comportements, l'enfant kinesthésique a besoin d'expérimenter par lui
même et des explications, même détaillées, ne seront pas suffisantes